Paroisse Colomiers

1 Jn 3, 1-2 Nous sommes enfants de Dieu

Lecture Priante de la 2ème lecture du 4ème dimanche de Pâques année B

(Lectio Divina)

Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur :

comprendre ce texte, ce qu'il me dit, le prier, vivre dans sa grâce.

Première lettre de Saint Jean (3,1-2)
Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu'il n'a pas connu Dieu.
Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu'il est.
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Dans ce temps des dimanches entre Pâques et Pentecôte, la liturgie jette des coups de projecteur sur la première lettre de l'apôtre Jean. Dans l'extrait d'aujourd'hui : l'amour de Dieu Père pour nous, nous sommes alors enfants de Dieu.

 

L'amour de Dieu Père, agapé dans le texte originel grec, l'amour don total de soi, l'accueil purement gratuit de l'autre, sans attendre la réciprocité. C'est le sens le plus fort de l'amour, c'est le mot qui exprime le mieux ce que sont les sentiments de Dieu envers nous, un Dieu Père qui donne tout, gratuitement, sans se crisper sur le genre de réponse de notre part. Nous chantons parfois dans nos liturgies : L'amour a fait le premier pas. L'amour a préparé la noce. Les invités ne viennent pas. L'amour a fait les premiers pas. Les places vides sont offertes A ceux que l'on n'attendait pas. "Dieu est amour", écrit Jean dans la suite de sa lettre (4,8) : nous le lirons bientôt, le 6ème dimanche de Pâques. Une définition de Dieu brève, mais qui dit tout.

 

Appelés enfants de Dieu et nous le sommes. C'est la suite logique, enfants de Dieu depuis notre conception et notre naissance. Tous les êtres humains sont enfants de Dieu. En ai-je conscience ? Jean dans le prologue de son Evangile (1,12) nous présente le "Verbe" ; autrement dit, la Parole, Jésus. A tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Nous sommes enfants de Dieu (c'est présent) , mais aussi nous le devenons (c'est futur) en accueillant Jésus. Nous le devenons en recevant Jésus, dans la Parole de Dieu, dans les sacrements, dans notre vie concrète, dans nos actions, peu à peu. Ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Il y aura un jour où nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. Ce moment de la rencontre définitive dans l'au-delà de la mort, dans un face à face éternel avec Dieu. Jean écrit audacieusement : Nous le verrons tel qu'il est. Nous avons la grâce de cette Espérance.

 

Entre temps, il y a le monde ! Le monde qui ne nous connaît pas et ne connaît pas Dieu ; connaître, ici, c'est entrer en relation, aimer. Un obstacle, le monde ? Pour l'apôtre Jean, le mot monde (cosmos, en grec) a deux sens, selon le contexte. Un sens positif, le monde créé et aimé de Dieu (donc à aimer par nous) : Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique... (Jean 3,16). Un autre sens, négatif, le monde hostile à Dieu, dont on doit se méfier, voire le combattre : Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. (Jean 1,9-10).

 

Dans la première lecture de ce dimanche, l'apôtre Pierre y témoigne de l'amour de Dieu en Jésus : En nul autre que lui, il n'y a de salut. Et il souligne le climat d'hostilité qui a entouré la passion de Jésus. Il cite une parole du psaume choisi pour la liturgie de ce dimanche : La pierre qu'on rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle. Dans l'Evangile, Jésus bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.

Paul C.

 

 

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