Paroisse Colomiers

14ème Dimanche A

Nous n’avons pas pu vivre ensemble la fête des Rameaux cette année, mais nous avons aujourd’hui la première lecture du prophète Zacharie qui lui correspond, qui annonce que Jésus entrera à Jérusalem monté sur un ânon. Il est le roi du Royaume des Cieux, un roi humble, un roi pauvre venu pour les pauvres. Un roi qui ne veut pas faire la guerre mais qui veut gagner la paix.

Et Jésus dans l’évangile, fait l’éloge des tout-petits. Non pas pour leurs propres mérites, mais parce que le Père se révèle à eux en premier. Jésus fait surtout l’éloge de son Père, il rend grâce pour sa bienveillance, pour son attention aux tout-petits. Jésus est toujours tourné vers son Père. C’est la source de sa joie et de son amour. Et cet amour, Jésus le déverse sur nous, les hommes. Il nous donne accès à la source : « Personne ne connait le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler ».

Jésus s’adresse à ceux qui peinent sous le poids du fardeau de la vie. Et nous avons tous des fardeaux à porter, il s’adresse à nous tous. Il se propose de porter avec nous ce fardeau sous son joug. Le joug, c’est ce qui relie par le cou les bœufs qui tirent la charrue pour effectuer un labour très difficile. Jésus veut nous soulager par ces paroles : « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples car je suis doux et humble de cœur ».

Ce qui compte, c’est être disciple de Jésus, disciple de sa douceur, disciple de son humilité. Jésus nous aide à porter nos fardeaux comme nous-mêmes nous pouvons nous entraider pour porter nos fardeaux, grâce à l’amour du Christ.

Des fardeaux nous en connaissons, et certains en portent de plus lourds que d’autres. Il y a le grand-âge, la maladie, le handicap. Il y a le chômage, et la crise aéronautique risque d’être grave dans la région. Il y a le fardeau des tensions familiales, des logements précaires… L’amour n’enlève pas le fardeau, mais il l’allège. Nous devons, en tant que disciples du Christ, être vigilants pour soulager le fardeau de ceux qui sont le plus en souffrance, par notre amitié, notre amour fraternel.

St Paul nous dit que nous ne sommes pas seulement des disciples du Christ, mais nous sommes habités par son Esprit. Son Esprit qui nous aide à vaincre les forces du mal qu’il appelle l’emprise de la chair. Le fardeau dont parle Jésus dans l’évangile, ce ne sont pas que des épreuves physiques ou matérielles. C’est notre cœur qui peut être lourd de tout ce qu’on lui fait peser. Jésus allège le fardeau de notre cœur par son pardon. Dans la crise que traverse notre monde, bien sûr qu’il faut se préoccuper des victimes de la maladie ou de la pauvreté, mais il faut se pencher vers la maladie de cœur de l’humanité. Son individualisme, sa violence, l’emprise de la chair.

Comme Jésus nous pouvons rendre grâce au Père de nous avoir révélé la source de sa miséricorde. Et de nous donner son Esprit-Saint. Que notre joie de croire soit communicative.

P. Jean-Christophe Cabanis

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