Paroisse Colomiers

1Cor 15,54-58 O mort, où est ta victoire ?

Lecture Priante de la 2ème lecture du 7ème dimanche ordinaire année C
Lectio Divina
Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur :
comprendre ce texte, ce qu'il me dit, le prier, vivre dans sa grâce.
 
 Première lettre de Saint Paul aux Corinthiens (15,54-58)
Frères, au dernier jour, quand cet être périssable aura revêtu ce qui est impérissable, quand cet être mortel aura revêtu l'immortalité, alors se réalisera la parole de l'Ecriture : la mort a été engloutie dans la victoire. O mort, où est ta victoire ? O mort, où est-il ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c'est le péché ; ce qui donne force au péché, c'est la Loi. Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ. Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, soyez inébranlables, prenez une part toujours plus active à l'oeuvre du Seigneur, car vous savez que, dans le Seigneur, la peine que vous vous donnez n’est pas perdue.

 

 

Paul termine sa réflexion sur ce qu'on appelle les "fins dernières". Pour lui, c'est la résurrection des morts, le dernier jour. L'être humain, le premier homme, Adam, pétri d'argile, écrivait-il dimanche dernier, cet être périssable, dit-il aujourd'hui... Et reprenant l'image du vêtement reçu au baptême, l'être humain revêt l'impérissable, l'immortalité. Aux chrétiens de Galatie, Paul a écrit : vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ. Ici, il nous dit que, au dernier jour, nous serons revêtus de Dieu, en Jésus Christ ressuscité entré en son corps dans l'impérissable, dans l'immortalité, dans l'éternité. Dimanche dernier : nous serons à l'image de celui qui vient du ciel, à la ressemblance de Dieu, comme entrés définitivement en Dieu.

 

La mort n'a plus alors de pouvoir : O mort, où est ta victoire ? La foi en la résurrection n'est pas un "cache misère" de la mort, mais une espérance posée sur la mort, qui permet de la dépasser. La mort est vaincue, c'est la mort de la mort. Les premiers chrétiens appelaient le jour de la mort, le "jour de la naissance, dies natalis".

 

O mort, où est-il ton aiguillon ? "Aiguillon", ou dard, ou pique, ou aiguille : c'est le péché. Paul pense à la mort spirituelle du péché. C'est aussi la Loi, la pratique juive quand elle se transforme en pratique sèche, de seule habitude, sans conviction profonde, telle que Paul la vivait avant sa conversion. C'est aussi notre pratique si elle n'est que pratique de rites, sans foi vraie et solide. Péché et mort sont là qui nous agacent et nous attaquent de leurs piqûres dans notre liberté. Le Christ a vaincu le péché et la mort.

 

Comme souvent, l'apôtre va conclure son raisonnement par un instant d'action de grâce envers Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ. Et par un appel à la fermeté dans la foi, et à une part toujours plus active à l'oeuvre du Seigneur. Pas de foi statique, figée ! La peine que vous vous donnez n'est pas perdue. Notre résurrection est déjà à l'oeuvre en nous. Paul le dit ailleurs : Ensevelis avec lui lors du baptême, vous en êtes aussi ressuscités avec lui, parce que vous avez cru en la force de Dieu qui l'a ressuscité des morts.(Colossiens 2,12). Vous êtes ressuscités !

 

Première lecture : C'est le fruit qui manifeste la qualité de l'arbre. L'évangile : Chaque arbre se reconnaît à son fruit. Est-ce que je vis en ressuscité ? Suis-je sorti du tombeau de la mort ? Quels sont les "fruits" de ma vie ? Réflexion, prière...

Paul C.

Merci à l'auteur de cette image

 

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