Paroisse Colomiers

1Co 10,31-11,1 Pour la gloire de Dieu… M'adapter à tout le monde…

Lecture Priante de la 2ème lecture du 6ème dimanche ordinaire année B

Lectio Divina

Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur :

comprendre ce texte, ce qu'il me dit, le prier, vivre dans sa grâce

 

Première lettre de Saint Paul aux Corinthiens (10,31-11,1)

Tout ce que vous faites : manger, boire, ou toute autre action, faites-le pour la gloire de Dieu.
Ne soyez un obstacle pour personne, ni pour les Juifs, ni pour les païens, ni pour l’Eglise de Dieu. Ainsi, moi-même, en toute circonstance, je tâche de m’adapter à tout le monde, sans chercher mon intérêt personnel, mais celui de la multitude des hommes, pour qu’ils soient sauvés. Imitez-moi, comme moi aussi j'imite le Christ.

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Dans le mot de Paul à ses chrétiens de Corinthe choisi par l'Eglise pour ce dimanche, je remarque qu'il est comme encadré par agir pour la gloire de Dieu et par j'imite le Christ. Je le souligne pour que cela me guide dans ma prière. C'est comme un balisage. Toutes mes actions, Paul m'invite à les faire pour la gloire de Dieu et pour l'imitation du Christ. Mes actions de nourriture et toute autre action, ma vie quotidienne. Mais avec une mise en garde : ne pas être un obstacle pour les autres personnes. En ne choquant indûment personne, en n'étant pas un contre-témoignage, en tenant compte des répercussions éventuellement désastreuses sur les autres. Et Paul ose se donner en exemple en disant s'adapter à tous, sans mettre en avant son intérêt personnel, c'est-à-dire en s'effaçant. Ce n'est pas de l'orgueil, ses lecteurs connaissent suffisamment Paul pour comprendre correctement ses paroles.

 

Paul écrit à une communauté composée de juifs et de païens, tous fraîchement convertis. Des gens qui avaient des coutumes religieuses et culturelles qui pouvaient détonner dans une assemblée chrétienne. Un seul exemple, la consommation de viande issue de sacrifices dans des temples païens : acte banal de nourriture ou acte religieux antichrétien ? Paul indique une piste de discernement : la réaction sur autrui. La liberté acquise dans ma foi chrétienne par rapport à un tas de commandements et de pratiques est à mettre en vis-à-vis avec celle de l'autre. Ailleurs dans sa lettre Paul dira par deux fois : Tout m'est permis, mais tout ne convient pas. (6,12 et 10,23). Ma liberté s'arrête là où elle blesse la liberté de l'autre, surtout quand il s'agit d'un faible, une affirmation souvent entendue. Que tout se fasse pour l’édification (la construction) commune, lit-on dans un autre passage de la lettre (14,26).

 

Seigneur Jésus, mon attachement à toi est un attachement de liberté. Tu ne me demandes qu'une seule chose, aimer comme toi tu aimes et avec toi. La mise en pratique de ce "commandement" unique est dans ma liberté, dans le discernement quotidien que j'en fais et que ton Eglise éclaire dans son enseignement. Dans mes pensées, mes paroles et mes actions, donne-moi le bon ajustement, la bonne question : qu'est-ce qui est constructif pour moi et pour les autres ? Qu'est-ce qui est un obstacle ?

 

Je médite ces paroles très éclairantes de Saint Augustin, en les citant en entier, ce qui n'est pas souvent le cas : "Aime et fais ce que tu veux ! Si tu te tais, tu te tais par amour ; si tu cries, tu cries par amour ; si tu corriges, tu corriges par amour ; si tu épargnes, tu épargnes par amour. Qu’au dedans se trouve la racine de la charité. De cette racine rien ne peut sortir que de bon."

Paul C.

 

 

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