1er dimanche de l'Avent, année A

Publié le par Père Jean-Christophe Cabanis

Livre d'Isaïe 2,1-5.
Psaume 122(121),1-2.3-4ab.4cd-5.6-7.8-9.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 13,11-14a.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 24,37-44.

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Il y a des verbes qui reviennent dans cet évangile : le verbe « venir ». Il s’agit de la venue du Fils de l’Homme, Celui qui vient dans nos vies, dans notre monde, sans nous prévenir du jour ni de l’heure de sa venue. Il vient nous apporter son amour et sa lumière. Il vient par surprise, nous faire une bonne surprise et nous devons l’attendre en veillant. Jésus insiste sur ce verbe « veiller » qui peut être pris dans le sens d’être vigilant, de ne pas laisser venir un voleur dans nos vies, qui pourrait nous voler notre cœur, notre intelligence ou notre corps. Il y a aussi le sens de « veiller sur » les autres, de se sentir responsable des autres, en particulier des enfants, des plus fragiles et des plus pauvres. Il s’agit d’être prêt, et St Jean Baptiste nous aidera, dans ce temps de l’Avent, à nous préparer par ses conseils concernant la conversion. Comment mieux nous tourner vers Celui qui vient dans nos vies pour nous remplir de son Esprit-Saint ?

Isaïe et les prophètes avaient annoncé depuis longtemps la venue du Seigneur. Nous avons entendu la 1ère lecture qui est un message de rassemblement dans la joie. Toutes les nations sont conviées à Jérusalem, à la montagne du Seigneur, et c’est la paix qui doit surgir. Les peuples n’apprendront plus la guerre. Ils transformeront leurs armes en socs et faucilles, des outils pour cultiver et non pour détruire. Comme ce texte d’Isaïe est actuel ! Comme on voudrait qu’il se réalise aujourd’hui ! Il y a tant de pays où se sont les armes qui dictent la loi alors que les populations ne peuvent même pas produire ce qu’il leur faut pour vivre !

La paix pour le monde, elle passe par les cœurs, elle est avant tout intérieure. Nous aussi nous devons désarmer notre cœur. Nous pouvons blesser par nos paroles, par nos mauvaises pensées. Nous devons changer ces mauvaises armes et les transformer en instruments pour labourer notre cœur, lui permettre de faire grandir les semences d’amour que le Seigneur sème en nous. Notre cœur, comme notre monde, ne doivent pas aller dans le sens de la destruction ou du jugement stérile, mais de la production d’amour, de la fécondité, de la paix.

La paix doit se cultiver tous ensemble dans le rassemblement, le dialogue, la convergence. Elle nécessite des déplacements car on ne peut pas vouloir faire la paix en restant sur place chez soi. Quels déplacements envisageons-nous ensemble, en paroisse, en Eglise, en famille, dans les différents groupes auxquels nous appartenons pour être des artisans de paix et de justice ?

St Paul nous dit qu’il ne suffit pas d’attendre le Seigneur, mais de s’en revêtir : Il est notre habit de lumière, il est notre habit de baptême. Soyons dignes de notre vêtement de lumière, pour que la fête de Noël que nous préparons soit une vraie fête de lumière qui éclaire tous les cœurs, qui éclaire notre monde. « C’est le moment » nous dit St Paul. Tenons-nous prêts, veillons !

Père Jean-Christophe Cabanis

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Publié dans Mots du curé, Dimanche

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