Paroisse Colomiers

1Jn 3,1-2.21-24 En famille, avec Dieu

Lecture Priante de la 2ème lecture du dimanche de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph

(année C)

(Lectio Divina)

Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur :

comprendre ce texte, ce qu'il me dit, le prier, vivre dans sa grâce.

 

Première lettre de saint Jean(3,1-2.21-24)
Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. […]
Bien-aimés, si notre cœur ne nous accuse pas, nous avons de l’assurance devant Dieu. Quoi que nous demandions à Dieu, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.
Or, voici son commandement : mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous, puisqu’il nous a donné part à son Esprit.

 

La Sainte Famille de Dieu en Jésus, à plusieurs stades de son développement en nous. D'abord, dans la première lecture, une ébauche, Samuel figure et annonce de Jésus. Enfant demandé au Seigneur et redonné au Seigneur dans le service du Temple, à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. Ensuite, dans l'évangile de ce jour, Jésus au Temple pour ses 12 ans : Ne saviez-vous pas qu'il me faut être chez mon Père ?

 

Dans le texte de l'apôtre Jean, l'immense famille des enfants de Dieu. L'auteur insiste par deux fois : nous le sommes. Enfants de Dieu depuis notre conception et notre naissance. Tous les êtres humains sont enfants de Dieu. Et ce n'est pas terminé : il y aura un moment où nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. C'est le stade suprême de la vie familiale en Dieu qui attend tout être humain, aux conditions que Jean va énoncer en fin de la lecture. Mais, pour le moment, le monde ne nous connaît pas... Il n'a pas connu Dieu. "Connaître", dans la bible, c'est entrer en relation d'amour. Ce n'est pas un acte seulement cérébral, c'est un acte affectif.

 

Le monde ne nous connaît pas. C'est le moment du péché, un thème que va développer Jean dans le long passage non cité dans notre lecture. Quelques extraits. Qui ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère. Tel est le message que vous avez entendu depuis le commencement : aimons-nous les uns les autres. L'amour a une source : Jésus a donné sa vie pour nous : c'est notre "assurance-vie". N’aimons pas en paroles ni par des discours, mais par des actes et en vérité. Une exigence que Jean aime souvent rappeler. Difficile, certes. Si nous nous faisons des reproches, si nous éprouvons des remords, le passage non cité se termine ainsi : si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses. Autrement dit, Dieu est miséricorde, pardon, accueil de toutes les bonnes volontés et de toutes les sincérités. Il a un large regard, un regard incommensurable.

 

Notre lecture de la messe reprend ainsi : Si notre cœur ne nous accuse pas, nous avons de l’assurance devant Dieu. Nous recevons tout de Dieu, quand nous gardons ses commandements. Là aussi, on peut parler, d'"assurance-vie" : la garde des commandements. "Garder"... Dans l'évangile de ce jour sur l'enfance de Jésus à Nazareth : Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements. Le verbe grec exprime une garde affectueuse et méditative, dans le cœur. Marie est modèle de cette méditation continuelle devant Dieu. Garder la Parole, c'est la faire germer peu à peu en soi, comme Marie dans l'Annonciation a accueilli la Parole de l'Ange en elle, et cette Parole l'a rendue féconde de Dieu devenant homme. Quels commandements de Dieu "garder" ? Mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. L’Évangile, tout simplement.

Un autre mot, demeurer. Jean aime ce mot. Tenir bon et activement, s'accrocher, rester, ne pas changer, être tendu vers demain. Des psaumes appellent Dieu le roc, la citadelle, la forteresse. Seul Dieu est ainsi. Il est ainsi en nous puisqu'il nous a donné part à son Esprit. L'Esprit, demeure de Dieu en nous.

 

Enfants de Dieu, en famille avec Dieu. C'est pour aujourd’hui, et aussi pour demain. Ce que nous serons n’a pas encore été manifesté... nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. Nous serons dans l'éternité de Dieu-Famille, Père, Fils et Esprit.

Paul C.

Merci à l'auteur de cette image

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