1P 1, 3-9 Miséricorde et foi - Dimanche de la Divine Miséricorde

Publié le par Paul C.

Lecture Priante de la 2ème lecture du 2ème dimanche de Pâques année A
Lectio Divina
Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur :
comprendre ce texte, ce qu'il me dit, le prier, vivre dans sa grâce
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Première lettre de saint Pierre apôtre (1,3-9)
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure. Cet héritage vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps.
Aussi vous exultez de joie, même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ; elles vérifieront la valeur de votre foi qui a bien plus de prix que l’or, cet or voué à disparaître et pourtant vérifié par le feu, afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus Christ. Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi, vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire, car vous allez obtenir le salut des âmes qui est l’aboutissement de votre foi.
 

- Béni-soit Dieu, je lui souhaite du bien, c'est le sens de "bénir". En tant que Père de notre Seigneur Jésus Christ. Dieu est ce Père dans sa grande miséricorde… J'entends ce texte le dimanche suivant Pâques que Jean-Paul II a placé sous le signe de la Miséricorde. Dans la bible, la miséricorde, c'est le tressaillement d'amour qui vient des entrailles de Dieu qui est à la fois père et mère, un bouillonnement de tendresse pour nous, pour moi. Le mot hébreu traduit par "miséricorde" évoque cet amour qui prend Dieu dans les profondeurs de ses tripes.

- Pierre écrit que la miséricorde de Dieu, c'est une oeuvre de renaissance venant de la résurrection de Jésus. Jadis, les nouveaux baptisés de Pâques, les chrétiens "nouveaux nés" de Pâques, portaient le vêtement blanc reçu à leur sortie de l'eau baptismale jusqu'à ce dimanche. Ce vêtement est comme le signe de la vivante espérance dont parle l'apôtre. Les chrétiens destinataires de la lettre en avaient besoin, les temps étaient difficiles pour eux, et ils le sont toujours pour nous. Pierre invite à regarder au-delà de ce temps, au loin, vers un héritage éternel, réservé dans les cieux, jusque dans les derniers temps. Il y a un "pays" accueillant à l'horizon de notre monde. Un horizon dont je suis certain, le moment où le dernier voile sera enlevé sur Jésus Christ, où (le texte le sous-entend) je le verrai en toute clarté. En ce moment, c'est le temps de l'amour et de la foi, de l'abandon de confiance au Christ, sans le voir encore. Jésus dit à Thomas dans l'Evangile de ce jour : Heureux ceux qui croient sans avoir vu.

- Et c'est alors, malgré tout, la joie dans la foi (cinq fois le mot foi). C'est le fruit de la miséricorde de Dieu, une joie de nature surnaturelle. Même dans les temps difficiles pour le monde et pour l'Eglise, même au milieu des épreuves... Pierre dit que ces épreuves sont comme des entrainements pour la foi, pour muscler ma foi. Ou comme des feux purifiant l'or que je suis.

- Ma réflexion, ma prière, ma foi, mon espérance, mes actions... Pour moi, Dieu n'est-il que Miséricorde ? Ma vie de baptisé, une renaissance à réactualiser sans cesse ? Je peux repenser à l'histoire de ma vie, avec ses aléas de toutes sortes, en joies et en tristesses. Ma place dans la communauté paroissiale et autres sortes de groupements : je peux méditer la première lecture qui me présente la communauté idéale... Le psaume de ce jour peut m'aider à prier.

Paul C.

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