1P 3, 15-15 Rendre compte de l'espérance

Publié le par Paul C.

Lecture Priante de la 2ème lecture du 6ème dimanche de Pâques année A
Lectio Divina
Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur :
comprendre ce texte, ce qu'il me dit, le prier, vivre dans sa grâce
 
 
Première lettre de saint Pierre apôtre (3,15-18)
Bien-aimés, honorez dans vos cœurs la sainteté du Seigneur, le Christ. Soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous mais faites-le avec douceur et respect. Ayez une conscience droite, afin que vos adversaires soient pris de honte sur le point même où ils disent du mal de vous pour la bonne conduite que vous avez dans le Christ. Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si c’était la volonté de Dieu, plutôt qu’en faisant le mal. Car le Christ, lui aussi, a souffert pour les péchés, une seule fois, lui, le juste, pour les injustes, afin de vous introduire devant Dieu ; il a été mis à mort dans la chair ; mais vivifié dans l’Esprit.
 

 

- Pierre écrit à des chrétiens dans le désarroi, souvent soumis à de l'incompréhension, à de l'ironie, à des moqueries, parfois sommés de s'expliquer sur leur foi et leur façon de vivre. La persécution sanglante n'est pas encore commencée. Lisons le verset qui précède, non cité ici : S’il vous arrivait de souffrir pour la justice, heureux seriez-vous ! Comme dit l’Écriture : N’ayez aucune crainte de ces gens-là, ne vous laissez pas troubler. Dans notre extrait : Soyez prêts à présenter une défense à qui vous demande pourquoi vous croyez, à rendre compte de l'espérance qui est en vous... Soyez capables de "plaider" (c'est un peu le sens du terme grec ici traduit par défense), préparez-vous à un plaidoyer, à un témoignage, devant le "tribunal" de l'opinion publique, devant quiconque vous critique pour votre espérance, devant un adversaire.
 
- "Plaidez", en vous référant au Christ. Vous avez en vous une source de vie, la sainteté du Seigneur, le Christ. Sa nature même de Dieu irrigue vos cœurs. Un Christ qui, lui aussi, a souffert... lui, le juste, pour les injustes, pour nous, pour nos adversaires. Mais une plaidoirie avec douceur et respect... Ayez une conscience droite. Vos adversaires, vos interlocuteurs, en seront impressionnés (le mot honte). Cela renvoie à l'attitude calme et sereine du Christ devant ses juges dans sa Passion. Le Christ vivifié dans l'Esprit, derniers mots du texte. L'Esprit... Dans l'Evangile du jour, Jésus nous dit : Je prierai le Père et il vous donnera un autre Défenseurl'Esprit de Vérité
 
- Dans ce texte, Dieu me parle. Me tenir prêt à témoigner de ma foi, de mon espérance, vivifié par l'Esprit. Cela se fait surtout par des gestes, des attitudes, parfois aussi par des paroles. Avec douceur et respect. Il n'est pas question d'imposer, de marteler. Notre Eglise actuelle, comme la toute première, se heurte à une foule d'adversaires, en France et dans le monde. Chacun côtoie des indifférents, des hostiles, des mal informés, etc. Quelle est mon attitude ? Crainte ? Désespoir ? Est-ce que je ne vois que cela ? Suis-je sensible aux signes de vitalité ? Mon témoignage, ma façon de vivre...
 
- Que vais-je dire au Seigneur ? Le psaume du jour est une prière d'espérance (Psaume 66(65),1-3a.4-5.6-7a.16.20.). Je vais lire avec attention la première lecture (Livre des Actes des Apôtres 8,5-8.14-17.) : Philippe proclamait le Christ dans une ville de Samarie. Je proclame ? J'annonce l'Evangile avec douceur et respect ?
Paul C.

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