1P1, 17-21 Sauvés par le sang de l'agneau

Publié le par Paul C.

Lecture Priante de la 2ème lecture du 3ème dimanche de Pâques année A
Lectio Divina
Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur :
comprendre ce texte, ce qu'il me dit, le prier, vivre dans sa grâce
 
Première lettre de saint Pierre apôtre (1,17-21)
Bien-aimés, si vous invoquez comme Père celui qui juge impartialement chacun selon son œuvre, vivez donc dans la crainte de Dieu, pendant le temps où vous résidez ici-bas en étrangers. Vous le savez : ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or, que vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pères ; mais c’est par un sang précieux, celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ. Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous. C’est bien par lui que vous croyez en Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et qui lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.

 

Pour comprendre ce texte, je remarque les mots et expressions qui le jalonnent et lui donnent sa couleur et son message.

- La crainte de Dieu. Je ne m'embarque pas dans une fausse lecture de cette expression : la crainte de Dieu dans la Bible, je peux la traduire par le respect affectueux et filial envers Dieu. Ce n'est pas la peur de Dieu. C'est une attitude d'amour respectueux devant ce Tout Autre, ce Très Haut, que j'aime. Le terme Père va m'éclairer : un respect affectueux envers un Dieu qui est Père. Un Dieu Père qui aime tous ses enfants, impartialement, sans différence entre eux, chacun personnellement, qui les "regarde" (c'est le sens de juge, dans le texte) selon leurs personnalités, leurs différences, leurs histoires individuelles.

- Rachetés, c'est à dire sauvés, libérés, par le sang précieux d'un agneau sans défaut, le Christ. Voilà l'action de salut de Dieu Père : son Fils Jésus qu'il nous a donné, qui s'est offert bien mieux que les agneaux sacrifiés dans le Temple de Jérusalem. Il s'est offert gratuitement, et pas à prix d'argent ou d'or.

- L'Eglise nous adresse cette lettre de Pierre en ce dimanche pascal. Nous sommes à la fin des temps. Après les premiers temps des Promesses incarnées et vécues dans l'histoire du peuple d'Israël, c'est le temps de toute l'humanité en Jésus-Christ, le temps en chemin d'accomplissement total. C'est par lui que vous croyez en Dieu, par Jésus de Pâques, vivant, ressuscité d'entre les morts, sorti de toutes nos morts pour nous emmener avec lui dans la vie. D'où foi et espérance.

- Je me laisse conduire par ces divers aspects du texte, qui est une sorte de profession de foi, de credo. Que soulève-t-il en moi ? La vision que je me fais de Dieu ? Comment je réagis quand j'entends les mots "crainte de Dieu", qui reviennent fréquemment dans la bible ? Un Dieu qui est Père, cela veut dire quoi, concrètement ? Jésus, mon libérateur, etc. Et, à la messe, quand je dis Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde ? Dans cette perspective, je peux relire la première lecture : le discours de Pierre, le jour de la Pentecôte, sa proclamation de foi en Jésus mort et ressuscité. Dans l'évangile de ce jour, le compagnonnage de Jésus avec les deux disciples d'Emmaüs, avec moi...  Je parle à Dieu dans la grâce du texte, car il y a là une grâce pour moi.

Paul C.

mage : J-F Kieffer, Mille images d'évangile, Presses d''Ile de France, 2000, page 144
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