32ème Dimanche C - messe des familles

Publié le par Père Jean-Christophe Cabanis

Deuxième livre des Maccabées 7,1-2.9-14.
Psaume 17(16),1ab.3ab.5-6.8.15.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 2,16-17.3,1-5.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 20,27-38.

***************

Où allons-nous ?
Existe-t-il un chemin qui est le mien ?
 

« Le Seigneur est le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts mais des vivants ». Cela veut dire qu’Abraham, Jacob, Isaac, tous les amis de Dieu sont vivants auprès de Dieu, eux qui ont vécu il y a si longtemps. Cela veut dire aussi que les amis de Dieu vivent avec lui, même après la mort, ils sont toujours vivants. Ils sont amis de Dieu parce qu’ils ont cru en la promesse. Dieu leur a montré un chemin, c’était le chemin de la Terre Promise, et ils l’ont suivi.

Dans la 1ère lecture, le roi voulait faire dévier les 7 frères de leur chemin, de leur foi. Le roi, au lieu de servir son royaume, préfère faire souffrir et mourir ceux dont il a la charge. Les frères ont refusé, et ils sont morts martyrs. Mais aujourd’hui, ils sont auprès de Dieu, ils sont bien vivants. Des martyrs, il y en a de tout temps et il y en a encore aujourd’hui. Ceux qui refusent de renier leur foi et qui doivent mourir ou prendre l’exil, comme les migrants de Syrie ou d’Irak d’aujourd’hui. Les martyrs souffrent, mais ils savent que Dieu est avec eux. Comme Jésus et avec Lui, ils ne répondent pas à la violence par la violence. Ce n’est pas la violence qui a le dernier mot avec Dieu, c’est l’amour de Dieu. St Paul parle beaucoup de réconfort dans la lettre que nous avons entendue. Dans nos épreuves, n’hésitons pas à nous tourner vers le Seigneur, il est là.

Comment serons-nous lorsque nous serons ressuscités ? C’est un peu la question piège que les sadducéens posent à Jésus à partir de leur histoire abracadabrante. Cette femme qui se marie successivement avec 7 frères, cela n’est pas réaliste, cela n’arrive pas. De qui sera-t-elle l’épouse ? Jésus ne va pas répondre à cette question, mais insiste sur le fait de vivre, et d’aimer. Si cette femme a aimé ses époux, cet amour n’est pas mort. Ce n’est pas la peine de se demander comment ce sera après la mort. Ce sera la surprise. C’est le Royaume de Dieu qui nous attend, un Royaume de joie et sans souffrance. On ne peut pas l’imaginer car nous serons transformés. De même que la chenille n’imagine pas qu’elle va devenir un papillon, de même que la graine ne s’imagine pas devenir un épi de blé ou un arbre, de même nous serons transformés de façon inattendue et magnifique. Ce qui compte, ce n’est pas de calculer ce qu’il y aura après la mort, mais de vivre le mieux possible aujourd’hui, que ce soit dans les familles, entre parents, entre parents et enfants, frères et sœurs. De vivre l’amour du prochain, c'est-à-dire de celui ou celle que Dieu nous met sur la route, que nous n’avons pas choisi mais qui est un enfant de Dieu comme nous.

Il nous est demandé de vivre notre propre chemin. Nous avons tous notre chemin, mais nous avons tous aussi Jésus avec nous, devant nous. Si nous le suivons, nous serons heureux, notre vie sera faite de bonnes surprises et de belles rencontres. Cela ne veut pas dire que ce sera toujours facile. Remercions Jésus de nous inviter à le suivre pour la vie éternelle.

Père Jean-Christophe Cabanis, photo http://paris.rose-croix-d-or.org/images/b_6579_choose_direction.jpg

Publié dans Mots du curé, Dimanche

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article