2e dimanche, temps ordinaire - A

Publié le par Père Jean-christophe Cabanis

Isaïe 49.3-6 – Psaume 40 (39) – 1 Corinthiens 1.1-3 – Jean 1.29-34

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Nous retrouvons Jean-Baptiste, lui qui a préparé la venue de Jésus, du Messie, par toute sa vie, par sa prédication, par le baptême dans l’eau, qui demandait de préparer les chemins du Seigneur. Il reconnaît aujourd’hui Celui qu’il annonçait, Celui qui le précède et qui est plus grand que lui. Il le désigne par deux noms, deux titres, qui sont révélateurs : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde », et : « C’est Lui le Fils de Dieu ».

Jean-Baptiste donne les titres de Jésus, mais aussi son programme, en quelque sorte. Jésus est attendu comme Messie, comme un roi, mais son royaume n’est pas de ce monde, dira-t-il. C’est le Royaume des Cieux, le Royaume de l’amour. La première chose à faire, c’est de soigner ce monde blessé par le péché. Jésus va avoir un rôle de guérison, physique mais surtout morale. Il va repousser le mal, le chasser, non pas de façon violente mais avec la douceur de l’Agneau. Il ira jusqu’à donner sa vie pour combattre la violence et la haine. Il fait de sa douceur sa force. Et le pape, cette année, lors de la journée mondiale de la paix du 1er Janvier, appelle cette force de paix la non-violence. Il s’agit de rendre le bien pour le mal. De donner et pardonner jusqu’à 77 fois 7 fois. Tendre la joue gauche quand on nous frappe sur la joue droite. L’Agneau de Dieu sera vainqueur, lui qui va ressusciter après sa Passion et qui conduira le troupeau vers les eaux vives de la vie éternelle.

Jean-Baptiste désigne déjà Jésus comme le Fils de Dieu. C’est une révélation assez vertigineuse. A partir de là, Jean-Baptiste va s’effacer, ses disciples deviendront les disciples de Jésus. Et il continuera de désigner Jésus mais depuis la prison d’Hérode et par son martyre. Jésus est le Fils de Dieu. Il faudra tout l’évangile de St Jean, et aussi les autres, pour nous aider à y croire. Il faudra tous les signes que Jésus fera, à commencer par le premier, aux noces de Cana où il changera l’eau en vin. Puis il y aura toutes les paroles de Jésus et l’amour qu’il dégage. Le Fils de Dieu révèle bien un Dieu d’amour. Notre foi est à remettre sur l’ouvrage tous les ans, tous les jours, pour croire à une telle nouvelle de Dieu qui se fait homme.

C’est l’Esprit-Saint, imagé par la colombe, qui fait reconnaître Jésus comme étant le Fils de Dieu. C’est ce même Esprit-Saint qui nous est donné à nous qui sommes baptisés et qui avons part à la vie de Dieu. La colombe de la paix et de l’amour, c’est nous qui la recevons pour être des artisans de paix. Nous aussi, notre vie de baptisés nous donne tout un programme de vie. Nous sommes aussi les flèches dont parle le prophète Isaïe pour viser juste et toucher le cœur des hommes. Nous devons être des rassembleurs, rejoindre les nations, ceux qui sont le plus loin, les plus différents de nous, être des artisans d’unité. Isaïe parle d’être lumière, pour que le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. La lumière, c’est bien sûr le Christ, mais nous sommes habités par sa lumière, c’est à nous de nous porter dans les zones d’ombre, de tristesse, pour porter l’espérance d’un Dieu qui nous aime et qui vient partager notre condition, prendre sur lui nos souffrances et nous montrer le chemin de la vie. En cette journée des Migrants, rejoignons ceux qui traversent l’épreuve de l’exil, qui sont réfugiés.

A la suite de Jésus, disons comme le psalmiste : « Me voici Seigneur, je viens faire ta volonté ».

Père Jean-Christophe Cabanis

 

Publié dans Mots du curé, Dimanche

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