Paroisse Colomiers

Que voulons-nous bâtir ?...

Jésus donne de bons conseils pour marcher à sa suite. Il nous invite à faire des choix. Non pas de le suivre pour se priver de l’amour de ses parents, de sa famille… Mais faire le choix de le suivre pour mieux aimer sa famille et les autres. Suivre Jésus, c’est aller à la source de l’amour, lui qui nous invite à aimer comme il nous aime. Mais c’est aussi élargir le cercle de notre famille. Notre famille n’est pas seulement notre famille de sang, c’est toute la famille humaine. C’est aussi la famille que forme l’Eglise. Être disciple de Jésus, c’est faire avancer la famille universelle et l’Eglise est un bon laboratoire pour cela. Nous ne nous choisissons pas et nous sommes tous reliés par le même sang du Christ qui coule dans nos veines.

Jésus n’occulte pas la dimension de la souffrance dans nos vies puisqu’il parle de croix, de porter sa croix. Des croix, tout le monde en a, malheureusement. Ca peut être des souffrances physiques, des handicaps, ou bien des souffrances morales, la solitude, la perte d’être chers, des échecs ou des frustrations. Jésus nous dit de ne pas ignorer nos croix, de bien les identifier, et il les portera avec nous. Avec lui, le fardeau est plus léger. Jésus a porté lui-même sa croix, il a donné sa vie, il est mort et il est ressuscité. La croix n’a pas le dernier mot. Le dernier mot, c’est la vie, et l’amour de Dieu. Alors, sachons identifier nos croix, les confier au Seigneur, et sachons nous aider les uns les autres à porter nos croix.

Ensuite, Jésus parle de projets que nous pouvons avoir, et il donne l’exemple de quelqu’un qui veut construire une tour ou d’un roi qui veut partir en guerre. Si le projet n’est pas bien calculé, la tour va s’effondrer et la bataille sera perdue.

Que voulons-nous bâtir ? En cette année scolaire qui démarre, que voulons-nous construire ? Avec qui ? Jésus nous dit dans un autre passage de l’évangile qu’il est lui-même le roc, et qu’on doit construire nos fondations sur le rocher de son amour. Alors dans nos familles, au travail ou dans nos différentes activités, mettons-nous le Christ au centre pour que nos projets aillent dans le sens du partage, de la fraternité, du bonheur pour tous ?

Quant aux batailles que nous devons livrer, elles ne sont pas contre des personnes, elles sont contre le mal. Quels moyens prenons-nous pour lutter contre le mal qui cherche à nous tenter ? Est-ce que nous identifions de quelle façon il cherche à nous faire succomber ? Est-ce que nous faisons confiance au Christ pour mener la bataille en nous, pour que son amour et son pardon soient plus forts que le mal ?

St Paul s’est toujours appuyé sur le Christ depuis sa conversion. Nous venons d’entendre la belle lettre qu’il a écrite à Philémon, du fond de sa prison, pour lui parler en faveur d’Onésime. Onésime a une condition d’esclave et pourtant c’est un frère. St Paul a compris que notre foi est libératrice et qu’avec le Christ, il n’y a plus d’esclave et d’homme libre, il n’y a plus que des frères. Que notre foi soit aussi belle que celle de St Paul, c’est-à-dire autant attachée au Christ, pour que nous aussi nous soyons des libérateurs de ceux qui souffrent des esclavages modernes. Que nous participions à un monde où chacun soit reconnu dans sa dignité d’enfant de Dieu.

Père Jean-Christophe Cabanis

Sg 9, 13-18 ; Ps 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc ; Phm 9b-10.12-17 ; Lc 14, 25-33

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