Paroisse Colomiers

Suis moi

Alors qu’aurions-nous fait si Jésus nous avait demandé de laisser toutes nos affaires, de les vendre pour le suivre ? Laisser une certaine sécurité, un confort, pour risquer une aventure ? Cet homme dans l’évangile hésite, mais finalement il n’ose pas, et cela le rend triste. Il n’arrive pas à se détacher de ce qu’il a. Les deux mots qui pourraient résumer cette histoire sont l’attachement et le détachement. Jésus ne fait pas que parler à cet homme, répondre à ses questions, il le regarde. Il pose un regard d’amour sur lui. Il l’aime, il veut qu’il soit heureux, il se rend compte qu’il peut dépasser l’horizon de son quotidien. Jésus s’attache à ce jeune homme, il l’appelle à le suivre. Mais ce jeune homme (c’est St Matthieu qui nous dit qu’il est jeune dans son évangile) ne veut pas se détacher de ses richesses. Pourtant, on peut s’attacher à des personnes, mais s’attacher à des biens, à des choses, n’est pas du même ordre.

Alors Jésus nous demande à nous aussi qu’on s’attache à lui, qu’on le suive. Non pas pour être à son service mais pour être son ami. Et aussi pour être avec lui au service des autres, de tous ceux qu’il va rencontrer. Et la rencontre et le service rendent heureux lorsqu’ils sont vécus dans un esprit de fraternité. Alors, oui, il y a des obstacles. On hésite à suivre Jésus. Nous avons tous des richesses, des habitudes, des replis sur soi, des égoïsmes. Cet homme dans l’évangile est droit, ce qui est déjà bien. Il respecte bien les commandements mais il est un peu enfermé dans sa vie, il fait du sur-place. Pourtant il vise loin puisque la première question qu’il a posée à Jésus est : « Que faut-il faire pour avoir la vie éternelle ? » Il vise loin puisqu’il vise la vie éternelle ! Et c’est ça aussi notre objectif, de vivre même après la mort, de vivre auprès de Dieu, en Dieu. Alors Jésus propose de commencer tout de suite la vie éternelle, de vivre avec lui, en lui, de le suivre. Et c’est ce que nous faisons tous, nous les prêtres Charles, Théo, moi-même, Gino qui s’y prépare. Mais on peut le suivre sans devenir prêtre bien sûr. Le mariage est une belle façon de suivre Jésus à deux, et en entraînant toute la famille lorsque viennent les enfants. Suivre Jésus, c’est une bonne direction pour toute la vie, cela demande de le connaître, et c’est pour cela qu’il y a le catéchisme, l’aumônerie, les scouts, des rencontres pour les adultes, des rencontres de quartiers… Et puis, ce sont des décisions à prendre tous les jours, des renoncements à nos égoïsmes. C’est surtout à s’exposer sous le regard d’amour de Jésus. Ça peut être dans la prière, ou sous le regard de ceux qui nous aiment. Dieu nous aime à travers nos parents, notre famille, nos amis…

Jésus nous apprend à aimer. A ne pas donner sa préférence à la richesse parce que cela rend triste. Il veut notre bonheur, il veut qu’on s’attache à lui. « Suis-moi » : Oui je veux te suivre Seigneur, merci de m’appeler, de poser sur moi un regard d’amour et de confiance. De me dire que ce qui me parait impossible est possible avec Dieu.

Père Jean-Christophe Cabanis

Sg 7, 7-11 ; Ps 89 (90), 12-13, 14-15, 16-17 ; He 4, 12-13 ; Mc 10, 17-30
 

 

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