Paroisse Colomiers

Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde

Cet évangile est assez proche de celui de Dimanche dernier où nous avons fêté le baptême du Seigneur. La semaine dernière, c’était l’évangile de St Matthieu, aujourd’hui c’est St Jean qui nous rappelle le baptême de Jésus par Jean-Baptiste.

Nous retrouvons aussi comme dimanche dernier la figure du serviteur annoncé par Isaïe. Dimanche dernier c’était le serviteur qui fait du bien et qui annonce le droit, qui proclame la Bonne Nouvelle à toutes les nations. Aujourd’hui, c’est le serviteur qui rassemble, comme un berger rassemble son troupeau, c’est le serviteur qui éclaire, qui est la lumière pour éclairer les nations.

Ce serviteur, c’est le Christ, mais c’est aussi nous puisque nous le suivons, nous qui sommes habités par son Esprit, qui formons son Corps. Nous sommes des serviteurs et des servantes du Royaume des Cieux, et ses serviteurs, le Seigneur les appelle ses amis. Nous sommes au service de l’amour, de la fraternité, du bien commun. Au service du rassemblement de l’humanité et de son éclairage, elle qui est parfois dans les ténèbres.

Isaïe parle d’un serviteur pour annoncer le Messie. Mais quand Jean-Baptiste voit Jésus venir à lui, il prend une autre image, il le désigne comme l’Agneau de Dieu : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». C’est étonnant de la part de Jean-Baptiste parce que jusque là, il annonçait celui qui vient derrière lui et qui est plus grand que lui comme un bûcheron qui a une cognée pour couper les arbres dont les fruits sont mauvais. Il utilisait des images plutôt viriles où la force l’emporte, alors que l’agneau, c’est la douceur qui le caractérise. Jésus est bien cet agneau qui est fragile, qui est né dans une étable, et pourtant qui est plein de force parce qu’il enlève le péché du monde. Le drame du monde, c’est le péché. Et nous le voyons tous les jours à l’œuvre à travers la violence, les guerres, le non-respect de la planète, l’individualisme… Tous ces péchés viennent du cœur de l’homme. Et Jésus est venu convertir nos cœurs par l’amour. Il est venu comme un agneau pour nous apprendre à aimer, pour nous apprendre à pardonner, pour nous apprendre la douceur, la non-violence.

L’agneau, c’est celui du sacrifice. Jésus est celui qui va donner sa vie pour les hommes, pour nous sauver. Parce que l’amour est vainqueur. C’est le livre de l’Apocalypse qui répète que l’Agneau est vainqueur. La force de la douceur et de l’amour l’emporte sur la violence et le péché.

Et cela nous parle pour aujourd’hui : Nous pouvons être décontenancés par notre monde qui est malade. On a l’impression qu’on ne peut rien faire pour enrayer les injustices, la violence et l’état de la planète nous inquiète beaucoup.

Nous croyons en l’Agneau vainqueur. L’Agneau de Dieu qui donne sa vie, qui enlève le péché du monde. Et c’est lui, Jésus, qui nous envoie, nous aussi, comme des agneaux au milieu des loups. Nous sommes envoyés dans ce monde qui peut nous faire peur, mais pourtant qui est en attente de douceur, de fraternité, de paix. Qui est en attente de révélation. Jean-Baptiste affirme, rend témoignage : « C’est lui le Fils de Dieu ». Notre monde a soif. Sachons étancher cette soif en désignant Celui qui nous anime, qui nous habite par son Esprit, en le désignant comme Jean-Baptiste : « C’est lui le Fils de Dieu ».

Pour cela, il faut se laisser aimer, il faut que Jésus enlève le péché qui est dans notre cœur, il faut que nous continuions notre prière : « Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous ». Si nous suivons Jésus, si nous nous efforçons d’aimer comme il nous aime, alors nous participerons à enlever le péché du monde, alors nous permettrons à la paix de gagner : « Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, donne-nous la paix ».

P. Jean-Christophe Cabanis

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