2Tm 1, 6-8.13-14 Ravive le don de Dieu en toi

Publié le par Paul C.

Lecture Priante de la 2ème lecture du 27ème dimanche ordinaire année C
Lectio Divina
Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur : 
comprendre ce texte, ce qu'il me dit, le prier, vivre dans sa grâce
_____________________________________________
Deuxième lettre de Saint Paul apôtre à Timothée (1,6-8. 13-14)
Bien-aimé, je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains. Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération. N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. [. ...] Tiens-toi au modèle donné par les paroles solides que tu m’as entendu prononcer dans la foi et dans l’amour qui est dans le Christ Jésus. Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté, avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous.
_____________________________________________
- Encore 4 dimanches avec l'auteur dans lequel on peut voir l'apôtre Paul écrivant à Timothée, son enfant bien-aimé, dit-il au début de cette deuxième lettre. Il veut lui rappeler une chose essentielle de son ministère à raviver : ravive, littéralement réenflamme. Remets du feu au don gratuit de Dieu qui est en toi. Un don, dans le texte grec originel charisme, un mot qui pour Paul signifie un don reçu de Dieu pour le service des autres et non un cadeau, autrement dit une mission envers autrui. Ce charisme reçu dans une imposition des mains lors d'une célébration, une ordination ou simplement le baptême. Ce don ne doit pas provoquer de la peur, mais de la force, de l'amour de la pondération (autre traduction : de la maitrise de soi). C'est un esprit, pneuma en grec : souffle, respiration, vent ; un mot qui va désigner l'Esprit Saint. N'aie pas honte (autre traduction, ne rougis-pas) de à quoi engage ce don : rendre témoignage (martyros en grec) au Christ. Pas de honte également envers Paul, prisonnier du Christ : cette lettre est écrite par Paul qui est en prison. C'est comme un testament, car Paul a de bonnes raisons de craindre pour son avenir, la mort. Prends ta part, fais ta part de travail souffrant, fatigant, pour l'annonce de l'Evangile. Dans le passage non lu dans la liturgie, ces mots : je souffre ainsi ; mais je n’en ai pas honte, car je sais en qui j’ai cru, et j’ai la conviction qu’il est assez puissant pour sauvegarder, jusqu’au jour de sa venue, le dépôt de la foi qu’il m’a confié. Paul se dit même modèle, exemple. Garde le dépôt de la foi, le cœur même de la foi, ce qui va devenir le credo, l'essentiel du contenu de notre foi chrétienne. Un allié solide, une aide, l'Esprit Saint vivant en nous.
- Paul m'écrit de sa prison, à moi aussi. Même question que dimanche dernier : suis-je concerné par ce texte, moi sans mission officielle de l'Eglise ? Même réponse : je suis un membre du corps du Christ qui est l'Eglise et j'ai une participation personnelle à donner à la vie de ce corps, j'ai ma part. Et c'est souvent fatiguant, parfois souffrant. Mais je ne suis pas seul, j'ai en moi l'Esprit-Saint. Est-ce que je prie constamment l'Esprit ? Annoncer l'Evangile ? Qu'est-ce que cela signifie pour moi concrètement ? Esprit-Saint, ravive en moi, réenflamme en moi les dons, les charismes, que tu m'as donnés. Eclaire-moi sur leur nature : Donne-moi, Seigneur, une claire vision de ce que je dois faire et la force de l'accomplir (une oraison liturgique). Esprit, je te fais la même prière pour les ministres ordonnés de ton Eglise.
Paul C.
Image  http://cvi2.org/paul-timothy/pics/paul_ecrit_a_timothee_33.png

Commenter cet article