Paroisse Colomiers

30ème Dimanche A - Aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit, et aimer son prochain comme soi-même

Dans cet évangile où les pharisiens interrogent Jésus sur le plus grand commandement, en cherchant à le piéger, Jésus répond par deux commandements. Aimer Dieu de tout son cœur, oui, mais aussi aimer son prochain comme soi-même. L’un ne va pas sans l’autre. St Jean le dit aussi dans une de ses lettres : « Celui qui n’aime pas son frère qu’il voit ne peut pas aimer Dieu qu’il ne voit pas » 1 Jn 4,20. Le prochain, c’est un frère ou une sœur nous dit St Jean, c’est pour cela qu’on doit l’aimer, c’est une histoire de famille, c’est la famille humaine. Et la famille en Dieu parce que c’est Jésus qui nous apprend à aimer et à nous tourner tous vers le Père du ciel.

Le pape François nous dit aussi l’urgence de la fraternité dans son encyclique « Fratelli tutti ». Il insiste sur cette fraternité au-delà des frontières, car si on ferme les frontières entre les pays, ou si on ferme les frontières de notre cœur, notre vie et notre monde ne sont plus féconds.

Le pape insiste beaucoup sur la fraternité envers les migrants, et le livre de l’Exode que nous venons d’entendre parle aussi de l’immigré à respecter, à accueillir, en se souvenant que le peuple hébreux a lui-même été immigré en Egypte. Le livre de l’Exode insiste aussi sur le fait que le pauvre qui est à notre porte est un frère, que le prochain est celui dont il faut prendre soin. Ce qui compte, c’est la personne et non pas ce qu’elle doit si elle est endettée. Sa dignité n’a pas de prix.

La fraternité, St Paul l’enseigne et la partage avec toutes les communautés qu’il fonde. La lettre que nous avons entendue destinée aux Thessaloniciens commence par « frères ». La fraternité de la communauté vient du fait qu’ils célèbrent ensemble le même Dieu, qu’ils écoutent ensemble sa Parole, qu’ils traversent ensemble les épreuves, guidés par leur foi. Et cet amour fraternel devient un témoignage. La foi se renforce en Grèce et en Macédoine grâce à la force de la foi et de la fraternité de la communauté.

Aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit, et aimer son prochain comme soi-même donne un équilibre de vie. Un ressourcement dans l’amour de Dieu, en particulier par la prière, et une vie tournée vers les autres, mais pour cela, il ne faut pas oublier de s’aimer soi-même. Non pas de façon narcissique, mais comme enfant de Dieu. Si nous sommes aimés de Dieu, c’est que nous sommes aimables, nous pouvons nous aimer nous-mêmes ! En ce moment où il y a plus de précarité, où les conséquences des crises sanitaire, économique, écologique, sont souvent dramatiques, il peut y avoir la perte de l’estime de soi. Notre rôle fraternel est de redonner confiance à chacun et à chacune, confiance en soi, en particulier pour les plus jeunes qui peuvent être inquiets sur leur avenir. Chacun a sa place dans le plan de Dieu. A chacun et chacune, comme à Pierre, Jésus pose cette question : « M’aimes-tu ? » Répondons oui sans hésiter pour que notre cœur soit gonflé d’amour pour participer à un monde fraternel, un monde aimé de Dieu.

P. Jean-Christophe Cabanis

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