Paroisse Colomiers

32e dimanche ordinaire, année A

La première lecture porte sur la sagesse. Comme les parents parlent de sagesse à leurs enfants ainsi que les enseignants aux élèves. Mais cette sagesse dont parle la Bible nous intéresse particulièrement. Elle est comme une amie. Comme une personne qui est là si on la cherche, elle est assise devant notre porte et elle attend qu’on lui ouvre. Ce qui est bien aussi, c’est qu’elle apparait avec un visage souriant, elle est joyeuse ! Eh bien la Sagesse comme une personne, on peut dire que c’est Jésus. Il veut être avec nous dans nos journées, il nous attend, il veut nous donner les meilleurs conseils, il est toujours souriant avec nous parce qu’il nous aime. Il vient dans nos pensées pour nous faire prendre les meilleures décisions. C’est cela la sagesse. Ce n’est pas de se tenir sage comme une image mais de choisir notre chemin, celui qui nous rend heureux et qui rend aussi les autres heureux.

Et l’évangile, de quoi parle-t-il ? De 10 jeunes filles qui attendent l’Epoux pour les noces. Elles ne savent pas à quelle heure de la nuit il doit arriver. Elles s’endorment toutes. Lorsqu’il arrive, cinq se réveillent avec de l’huile dans leur lampe, ce sont les jeunes filles prévoyantes, et cinq se réveillent sans huile dans leur lampe. Et il est impossible aux premières de partager leur huile avec les autres. On peut se demander pourquoi ? Leur huile ne se partage pas parce qu’elle fait partie d’elles-mêmes. L’huile des jeunes filles, ce sont toutes les qualités qu’elles ont développées, tous leurs talents, toutes leurs qualités de cœur. C’est leur façon d’aimer les autres. Ces jeunes filles sont prévoyantes parce que toute leur vie, elles ont entretenu leur cœur, elles ont développé le meilleur d’elles-mêmes. Les jeunes filles insouciantes ne se sont pas préoccupé d’alimenter leur huile, c’est-à-dire de développer le meilleur d’elles-mêmes, et elles ne seront pas reconnues par le Seigneur : « Je ne vous connais pas » leur dit-il. Il ne les reconnait pas parce qu’il sait qu’elles peuvent paraitre beaucoup mieux que ce jour-là. Elles ne sont pas prêtes. Espérons une autre fois…

L’huile, cela rappelle notre baptême. On est baptisé avec de l’eau mais aussi avec de l’huile sainte qui représente la dignité des enfants de Dieu, mais aussi la royauté parce que nous sommes des rois et des reines du Royaume de Dieu. Il ne faut pas oublier cette huile. C’est elle qui nous aide à prier. C’est elle qui nous permet de nous tourner vers les autres, de les aider, les aimer. Si on oublie cette huile, ça veut dire qu’on reste dans notre coin, qu’on ne fait rien pour les autres, qu’on se coupe de Dieu et de tout le monde. On ne peut pas se présenter dans le Royaume de Dieu de cette façon, les bras croisés. Le Seigneur nous dira alors qu’on n’est pas prêt.

Mais nous voulons être prêts pour accueillir Jésus qui vient dans nos vies. C’est lui l’Epoux (car on remarque qu’on ne voit pas d’épouse dans la parabole ; l’épouse, c’est toute l’humanité avec qui Jésus vient renouveler l’Alliance). « Veillez » nous dit Jésus. Soyons des veilleurs en veillant les uns sur les autres, en particulier sur les plus petits, les plus fragiles. Veillons à tenir notre lampe allumée, celle de la foi, de la prière, du service, de la sagesse, de l’écoute, de l’amour de Dieu.

Père Jean-Christophe Cabanis

Sagesse 6,12-16., Psaume 63(62),2.3-4.5-6.7-8., 1Thessaloniciens 4,13-18., Matthieu 25,1-13.

 

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