Paroisse Colomiers

18 novembre 2018 : Journée nationale du Secours Catholique

Nous avons des passages apocalyptiques qui font peur dans le livre de Daniel et l’évangile d’aujourd’hui. L’apocalypse semble décrire la fin du monde. Mais c’est la fin d’un monde, le notre, avec ses limites, la présence du mal en particulier. Apocalypse veut dire dévoilement. C’est le dévoilement d’un monde nouveau qui est annoncé dans ces récits apocalyptiques avec l’arrivée du Fils de l’Homme qui vient dans les nuées. Ce dévoilement, cette venue du monde nouveau, se fait dans la souffrance, et c’est ce qui fait peur dans l’apocalypse. La souffrance, c’est celle que Jésus a subie lors de sa Passion et de sa mort avant de ressusciter. C’est aussi la souffrance des martyrs des premiers temps ou de l’Eglise à travers les siècles. La souffrance que vit trop souvent l’humanité est prie en compte par Jésus notre Sauveur qui nous permet de traverser cette souffrance. Mais ce que nous annonce Jésus à travers son message apocalyptique, c’est le rassemblement des élus des 4 coins de l’univers. Ce n’est pas la destruction mais le rassemblement et la construction du Royaume qui sont annoncés.
Jésus est bien le Fils de l’Homme annoncé par Daniel, mais son arrivée, il l’annonce de façon plus discrète. Il prend l’image du figuier. Il faut observer le mûrissement de la figue pour savoir que l’été est proche. Cela demande donc de l’observation, de l’attention, de la patience, de l’espérance car l’été arrive toujours après le printemps. Ce sont les signes de printemps que nous avons à déceler, les débuts de vie, les naissances, les jaillissements, les fleurissements. Lorsqu’il y a des fleurs quelque part, des fleurs d’amitié, de bienveillance, d’entraide, alors les fruits ne sont pas loin, les fruits que sont le partage, la paix, la joie…
Le Secours Catholique illustre bien ces passages bibliques où la souffrance n’est pas occultée mais où l’espérance domine. Les personnes rencontrées dans les permanences sont en souffrance. Elles sont en manque matériel, mais souvent elles souffrent aussi de solitude, d’exclusion. Il y a des familles sans ressource, sans repère car loin de leur pays. Mais l’accueil qu’elles reçoivent est pour elles un signe qu’elles ont du prix, qu’elles comptent aux yeux des autres, qu’elles ne sont pas exclues de l’amitié, de l’entraide, qu’elles ont une dignité. Le Secours Catholique est en lien avec d’autres associations pour permettre l’accueil des plus pauvres. Il y a la plate-forme des migrants par exemple à Colomiers, qui met en lien toutes les énergies pour que les migrants se sentent accueillis de façon fraternelle. La lumière surgit du partage, comme dit le prophète Isaïe. Jésus est présent dans ces rencontres, même si certains ne croient pas en Dieu de la même façon que nous. En cette journée mondiale des pauvres, nous avons à aller vers les plus petits, les plus exclus, en sachant que le Christ nous précède dans ces rencontres. C’est de cette façon qu’il vient vers nous.

Père Jean-Christophe Cabanis
Dn 12, 1-3 ; Ps 15 (16), 5.8, 9-10, 11 ; He 10, 11-14.18 ; Mc 13, 24-32

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