Paroisse Colomiers

Ne pas baisser les bras devant les forces de destruction et de violence.

Cet évangile n’est pas très réjouissant. Jésus annonce de grandes douleurs : La destruction du Temple, des guerres, des tremblements de terre et des épidémies. Et aussi des persécutions. Tout cela attend les disciples de Jésus. Jésus les rassure malgré tout.

Il leur dit de ne pas être dominés par la terreur. Des signes dans le ciel seront donnés. Jésus va se charger de leur défense dans les persécutions et leur persévérance va les conduire non pas à la mort mais à la vie.

Ces tribulations, ces guerres et ces persécutions, il y en a eu beaucoup depuis 2000 ans et il y en a encore beaucoup aujourd’hui. Notre monde connait beaucoup de souffrances, de lieux de conflits et de guerres ; des hommes et des femmes sont persécutés au nom de leur appartenance religieuse, en particulier des chrétiens.

Jésus annonce tout ce programme au moment où lui-même va traverser sa Passion. La persévérance qu’il encourage, c’est celle qu’il a lui-même vécue. Il n’a pas eu beaucoup de signes venant du ciel lorsqu’il était sur la croix, mais il a toujours eu confiance en l’amour de son Père, plus fort que l’injustice et la mort. Et il est ressuscité le troisième jour.

Concernant la destruction du Temple qu’il annonce, dans l’évangile de Jean il dit bien que trois jours après sa mort, le Temple sera rebâti. Le Temple, c’est lui-même. Et c’est nous aussi puisqu’il nous habite par son Esprit-Saint. Alors, oui, nous habitons un monde rempli de tribulations. Mais c’est le moment de se tenir debout, de nous laisser remplir par l’Esprit d’amour du Seigneur, de ne pas baisser les bras devant les forces de destruction et de violence.

St Paul, dans la lecture que nous avons entendue, insiste sur le travail. Pour gagner son pain, il faut travailler. Lui-même a déjà son travail d’apôtre et de missionnaire, mais il tenait aussi à avoir un travail manuel, pour n’être à la charge de personne. Le travail dont il parle, ce n’est pas seulement savoir si on a un emploi dans la société ou pas. C’est le travail auquel nous sommes tous conviés pour participer au Royaume de Dieu. Nous sommes des ouvriers de ce Royaume. Nous ne pouvons pas nous contenter d’attendre passivement que ce Royaume vienne à nous. Nous travaillons au service du Seigneur par toutes nos qualités, dans tous nos lieux de vie. Que ce soit au travail ou à l’école, dans nos familles, dans l’Eglise, dans nos différents engagements. Demandons-nous si nous travaillons bien pour qu’il y ait plus d’amour autour de nous, plus de partage, plus de confiance. Travailler, c’est un verbe actif. Mais on peut aussi le prendre au mode passif : être travaillé. Etre travaillé par l’Esprit. Pour cela, il faut lui laisser de la place et du temps. C’est le temps de la prière, de la méditation de la Parole de Dieu. Etre travaillé aussi par les situations que nous rencontrons, surtout les plus douloureuses. Etre travaillé par la miséricorde, par la fraternité, par le souci de justice. La justice l’emportera, nous dit le prophète Malachie : « Pour ceux qui craignent son nom, le Soleil de justice se lèvera ».

Continuons, par nos engagements, par notre vie de prière, par notre vie en Eglise, à combattre pour la justice, à ne pas baisser les bras devant toutes les situations d’aujourd’hui qui ont de quoi nous faire peur. A travailler pour l’avènement du Royaume et en étant travaillés par l’amour de Dieu. N’oublions pas d’être attentifs aux signes du ciel qui nous sont donnés et qui sont grands d’après Jésus.

P. Jean-Christophe Cabanis
Ml 3, 19-20a ; Ps 97 (98), 5-6, 7-8, 9 ; 2 Th 3, 7-12 ; Lc 21, 5-19

Merci à vous, Daniel Syauswa sj. pour votre commentaire sur Facebook

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