Paroisse Colomiers

33e dimanche du temps ordinaire, C

Livre de Malachie 3,19-20a.
Psaume 98(97),5-6.7-8.9.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 3,7-12.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 21,5-19.
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Nous nous approchons de la fin de l’année liturgique, la fin de l’année St Luc et l’évangile évoque la fin des temps. Il évoque au moins une période de tribulation qui commencera par la destruction du Temple et le peuple juif sera alors combattu et dispersé. Quant aux premiers chrétiens, ils seront eux aussi persécutés et martyrisés. L’évangile annonce une période de violence pour le 1er siècle, qui s’est vérifiée tous les siècles, malheureusement. Aujourd’hui aussi, on peut se reconnaitre dans la violence décrite puisque la guerre est présente dans beaucoup de pays et qu’elle pourrait éclater dans d’autres.

Jésus veut  mettre en garde, surtout de ne pas se laisser égarer. Il demande de garder le cap. Le cap de la foi, de la confiance. Oui, il y a de la violence dans le monde, mais il y a des signes dans le ciel. Il ne faut pas être fataliste, le mal n’a pas le dernier mot. Jésus assure aussi sa présence lors des persécutions. Il donnera un langage et une sagesse qui seront irrésistibles. Il nous promet de nous défendre. Et le Défenseur, nous savons que c’est l’Esprit-Saint.
Jésus insiste sur la persévérance. La persévérance dans la foi, cela demande un temps consacré à la prière, à la Parole de Dieu. Il y a la paix à recevoir de l’intérieur, si nous voulons être des artisans de paix dans le monde. La persévérance, elle est dans notre attitude à vouloir imiter Jésus, rendre le bien pour le mal comme Lui, savoir pardonner. Persévérer dans la miséricorde, en cette fin d’année de la miséricorde où on s’est beaucoup exercé à la miséricorde, il faut continuer. La persévérance, elle est dans le fait de mener une vie droite, de ne pas dévier. St Paul dit la même chose en insistant sur le travail. Chacun doit mettre la main à la pâte par son travail, son service, pour être dans une attitude de construction, et non de destruction. Oui, il y a des forces de destruction dans le monde, et nous le déplorons aujourd’hui. Mais nous croyons aux forces de construction qui passent par le travail d’édification, d’éducation… Le travail, c’est aussi être travaillé par l’amour de Dieu, par son Esprit, qui peut vaincre nos résistances, nos penchants vers le mal ou le découragement.

Aujourd’hui, on ne peut pas dire que notre monde aille bien. Il y a la crise du chômage, des migrants, la crise écologique, la montée de l’individualisme. Mais essayons de voir les signes dans le ciel dont nous parle Jésus. Il y a des naissances, avec l’amour des parents pour leur enfant. Il y a des professionnels qui exercent leur métier avec beaucoup de générosité et de compétence dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la production... Notre Eglise doit être en mesure de voir les signes de l’amour de Dieu dans le monde. Elle ne doit pas entrer dans le syndrome de la peur mais doit transmettre l’espérance.

Soyons lucides sur notre monde qui est malade et qui exprime beaucoup de souffrance.. Soyons persévérants dans la foi pour lui apporter la lumière qu’il cherche et l’amour qui seul peut le sauver.

Père Jean-Christophe Cabanis, image http://www.murmures-divins.com/Images/Arbre.jpg

 

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