Paroisse Colomiers

Nous sommes invités à élargir notre cœur...

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ». Cette lumière, Isaïe l’annonçait sur la Galilée. Et l’évangile d’aujourd’hui se passe en Galilée, où Jésus commence sa prédication, où il va rayonner, à partir de Capharnaüm. C’était jusque là le pays de l’ombre. La lumière provenait plutôt de Jérusalem et du Temple. Avec Jésus, il y a déjà un déplacement. C’est la Galilée des nations qui est sa priorité, où il va apporter sa lumière en premier parce qu’elle en frontière avec les autres pays qui sont en attente de la lumière de Dieu. Quand Jésus sera ressuscité, c’est en Galilée qu’il donnera rendez-vous à ses apôtres, et c’est de là qu’il les enverra pour aller annoncer l’évangile dans le monde entier.

C’est en Galilée que Jésus appelle ses apôtres. Les quatre premiers sont des pêcheurs, ce sont les deux frères Pierre et André et les deux frères Jacques et Jean. Et les quatre le suivent aussitôt. L’appel de Jésus est irrésistible. Pourtant, il ne les force pas, ils sont libres d’accepter de le suivre. Ils acceptent de vivre l’aventure de la foi, qui les fait renoncer à leur métier, à leurs habitudes, mais qui va leur faire vivre une relation d’amitié avec Jésus qui n’a pas de prix. C’est une aventure de relations humaines tournées vers les plus pauvres, vers les malades et les infirmes que Jésus va guérir. Et au fur et à mesure de leur vie de disciples et d’apôtres, ils vont se rendre compte que Jésus est surtout venu guérir les cœurs, et nous avons tous cette pauvreté d’avoir un cœur blessé, en particulier par le péché.

Nous aussi nous sommes appelés à suivre Jésus. Et nous devons nous demander ce que nous sommes appelés à quitter, à changer dans notre vie. Mais avant tout, nous avons à nous réjouir de cet appel qui nous permet de vivre un dépassement et un déplacement. Pierre et André étaient deux frères, ainsi que Jacques et Jean qui travaillaient dans la barque de leur père Zébédée. En suivant Jésus, ils comprendront que la fraternité est beaucoup plus large. Et que la filiation, elle remonte à Dieu que l’on peut appeler « Notre Père », comme Jésus le leur a enseigné. Leur vie sera transformée par l’appel de Jésus, de même que nous aussi, notre vie chrétienne nous ouvre de grands horizons. Un horizon universel : Nous sommes frères et sœurs en humanité de tous les hommes, toutes les femmes, quelque soient les frontières. Nous sommes invités à élargir notre cœur, à savoir toujours mieux aimer, à aimer même nos ennemis, à savoir pardonner. Nous sommes aussi des pêcheurs d’hommes. Nous ne savons pas où cette pêche nous embarque, il y aura des moments plus difficiles que d’autres, mais l’embarquement avec Jésus promet une paix et une joie intérieures durables.

Nous aussi nous sommes invités à vivre notre foi dans la Galilée des nations d’aujourd’hui, que notre pape pourrait appeler la périphérie. Nous sommes le reflet de la lumière du Christ dans notre monde où il y a beaucoup d’ombres, et où il y a une recherche de la lumière et de la vérité de l’amour.

Et plus nous serons unis, entre chrétiens, plus cette lumière sera visible. Ecoutons les conseils de Paul : Le Christ n’est pas divisé. L’important n’est pas de se réclamer de Paul ou d’Apollos ni de mettre en avant nos différentes confessions, mais notre appartenance au Christ. Soyons des acteurs d’unité en tant qu’enfants de lumière, de par notre baptême, de la lumière du Christ vivant.

P. Jean-Christophe Cabanis 

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