Paroisse Colomiers

Suivre Jésus dans la vie quotidienne

Les quatre textes bibliques de la liturgie de ce dimanche sont une invitation à entendre les appels des prophètes. :
Jérémie ch. 1, v.4-19 (la vocation du prophète) ; Psaume 70 (mission d’un prophète) ; 1ère Lettre de Paul aux Corinthiens ch. 12, v. 31 à  ch. 13, v. 13 (hymne à la charité) ; Évangile selon saint Luc ch. 4, v. 21-30 (Jésus à Nazareth, en butte à l’hostilité).
1° L’enseignement donné par Jésus à Nazareth : Jésus affirme qu’Il est celui qu’annonçait le prophète Isaïe «  Le Seigneur m’a envoyé porter la Bonne Nouvelles aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération. Aujourd’hui, s’accomplit ce passage de l’Écriture » proclame Jésus. Ce message en faveur des personnes laissées de côté dans nos sociétés est caractéristique de la mission prophétique : il a été repris par les Papes des 20e-21e siècles, particulièrement par saint Jean XXIII avec son encyclique Mater et Magistra.
2° Ne confinons pas Jésus-Christ à Nazareth au 1er siècle, ni aux 19e-20e siècles. En remarquant que le prophète Élie avait été envoyé à une veuve étrangère (au pays de Sidon) et que le prophète Élisée avait été envoyé à un général syrien, Jésus montrait que sa parole est pour tous les peuples, de tous les temps et de tous les pays.
Avec le psaume 70, la liturgie de ce dimanche montre l’état d’esprit du prophète qui, dans l’angoisse de sa mission, peut s’écrier « Garde-moi d’être humilié pour toujours », mais qui reprend espoir et vigueur « Jusqu’à présent j’ai proclamé tes merveilles ». Et on se rappelle la vocation de Jérémie : « Mets ta ceinture autour des reins. Ne tremble pas »
Jésus-Christ a supporté tout, enduré tout : il est allé jusqu’au bout de l’Amour, et cela pour tous les hommes. Et il nous invite à le suivre sur ce chemin. Comme pour les sept moines de Tibhirine, ce chemin peut mener au don de sa propre vie. Mais le plus souvent, ce sera très simple (même si c’est exigeant), et je pense à un entretien avec un ami où le mot « Amitié » fut prononcé : à ce mot, l’ami fut bouleversé, et je compris combien il avait manqué de considération, de marques de sympathie. Vivre la considération pour les personnes rencontrées, prendre le temps de les écouter, c’est à notre portée, mais c’est si simple qu’on l’oublie facilement : il y a tant de personnes qui n’ont pas été écoutées, qui n’ont pas été reconnues dignes d’une Amitié vraie.

Père Jean-Claude Meyer
 

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