4e dimanche du temps ordinaire, C - Il nous faut des prophètes

Publié le par Père Jean-François Brignol

1ère lecture : « Je fais de toi un prophète pour les nations » (Jr 1, 4-5.17-19)
Psaume : Ps 70 (71), 1-2, 3, 5-6ab,  15ab.17
2ème lecture : « Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité » (1 Co 12, 31 – 13, 13)
Evangile : Jésus, comme Élie et Élisée, n’est pas envoyé aux seuls Juifs (Lc 4, 21-30)

***

La 1ère lecture de ce dimanche nous fait découvrir ce qu’est le prophète.  Il est celui qui était aimé de  Dieu avant sa conception,  qui est choisi pour annoncer le projet  de Dieu à tous les peuples, pour leur rappeler l’essentiel dans  la vie, pour  leur montrer la voie de l’espérance et pour les veiller à ne pas s’égarer.
Ensuite, la 2e lecture, Paul nous fait découvrir l’hymne de la charité. Au milieu des troubles et des différences dans les communautés, seul l' amour efface ce qui oppose les uns aux autres. Paul est le prophète qui s’est converti au Christ lorsqu’il a découvert qu’il était aimé, alors qu’il était persécuteur.
Et le prophète Jésus, dans la synagogue de la ville où il a été élevé,  est admiré par des auditeurs plutôt bienveillants, mais Jésus les provoque, il leur reproche  de ne pas avoir écouté les prophètes. Eux, ces auditeurs ne supportent  pas le message  prophétique de Jésus.  C’est une répétition générale de ce qui se vivra pour la mort et la passion, Jésus a été  poussé dehors vers la colline. Pourtant, ce prophète rejeté nous offre le salut pour tous.
Des prophètes nous avons besoin dans cette année de la miséricorde.
Combien il est important de regarder et de voir autour de nous, les prophètes de la miséricorde : ceux qui donnent vie aux étrangers, aux mal-logés, aux affamés.
Combien il est réconfortant de pouvoir vivre avec un amour qui supporte tout, espère tout, endure tout.
Combien la fête des Peuples de ce dimanche, rassemble les communautés d’ailleurs, chaque année sur Toulouse, montre cette différence de cultures, de projets,  et pourtant tous sont réunis par l’amour et la louange du Christ : c’est un événement prophétique.
En voyant les jeunes scouts à la messe ce matin, on peut penser à Baden-Powell qui est prophète de  la jeunesse, et son amour pour les jeunes fait naître  le scoutisme.
En ce dimanche de la journée mondiale des lépreux,  ceux qui s’occupent des lépreux dans le sillage d’un prophète comme Raoul Follereau, sont aussi aujourd'hui des prophètes  de l'amour.
Père Jean-François Brignol

Publié dans Mots du curé, Dimanche

Commenter cet article