Paroisse Colomiers

4ème Dimanche Pâques A - Dimanche des vocations

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Dans cette image du troupeau que le pasteur fait sortir de la bergerie pour gagner les bons pâturages, Jésus se donne deux rôles : Il est à la fois le berger (et dans la suite de l’évangile il dira : « Je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis » Jn 10,11), et il est la porte de la bergerie. Le bon pasteur connait chacune de ses brebis et les appelle par son nom. Il marche à la tête du troupeau et les brebis ont confiance en sa voix. Et il est aussi la porte de la bergerie, contrairement aux voleurs qui passent par la fenêtre. Il est la porte, et c’est une porte qui sauve : « Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ».

Il y a un mouvement que Jésus permet, une sortie de la bergerie en direction de lieux nourrissants et rafraîchissants. Et dans ces lieux, on y va en troupeau, tous ensemble. Pourtant, chacune des brebis est unique et reconnait la voix unique du berger qui s’adresse à elle, qui l’appelle par son nom. Il y a donc un mouvement collectif et une relation personnelle avec le pasteur qui nous rappelle notre foi, à la fois personnelle et partagée avec la communauté. Et puis il y a le passage par la porte qui est le Christ, et nous savons que ce passage s’appelle aussi la Pâque. St Pierre dans sa première lecture nous rappelle que c’est par sa souffrance que Jésus a traversé sa Pâque, pour nous sauver. Cette porte, c’est une porte d’amour, parce que Jésus est allé au bout de son amour pour nous, par sa souffrance et par sa mort.

C’est le dimanche des vocations. Souvent nous pensons aux vocations de prêtres, de pasteurs, qui doivent conduire le troupeau. En ce moment de confinement, le déplacement n’est pas géographique, il est toujours plus intérieur. Nous essayons, les prêtres, de faire goûter la bonne nourriture de la Parole de Dieu et de faire que le troupeau soit toujours uni et non pas dispersé. Il n’y a pas que les prêtres. Les EAP, équipes d’animation pastorales, ont aussi ce rôle depuis plusieurs années, avec les prêtres, de conduire toute la communauté paroissiale. Nous prions pour les vocations de prêtres, de diacres, mais aussi de religieux et religieuses, de laïcs engagés au sein de l’Eglise, c'est-à-dire que nous prions pour tous les baptisés, qu’ils sachent répondre à l’appel qui leur est fait et qui est unique. Nous n’oublions pas les vocations au mariage.

La vocation se passe aussi du côté de la porte, le Porte du Christ. Nous avons, les baptisés, à désigner cette porte, qui est la porte du Royaume des Cieux, le royaume de l’amour, qui est aussi la porte du ciel, permettant à notre monde de s’élever.

Nous devons désigner le Christ Porte et permettre nous-mêmes d’être le passage vers le Royaume grâce à la porte de notre cœur qui doit être toujours ouverte, accueillante. Notre vocation de baptisés est de permettre à notre monde dominé par les soucis matériels de s’ouvrir à la liberté intérieure des enfants de Dieu. L’évangile revient plusieurs fois sur les voleurs qui veulent s’emparer des brebis. Le mal rôde dont la voix vient d’ailleurs, mais la voix de Jésus est une voix d’amour, intérieure, que nous avons à faire connaître.

Prions pour les vocations de passeurs, pas seulement de pasteurs.

P. Jean-Christophe Cabanis

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