6e dimanche ordinaire A - Dimanche de la santé.

Publié le par Père Jean-Christophe Cabanis

Livre de l'Ecclésiastique 15,15-20., Psaume 119(118),1-2.4-5.17-18.33-34., 1Corinthiens 2,6-10., Matthieu 5,17-37.

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Nous continuons notre temps passé sur la montagne avec Jésus pour l’écouter. Jésus n’est pas venu pour nous instruire d’une nouvelle loi, il est venu pour nous faire découvrir son Père et pour nous apprendre à aimer. Il est venu pour nous apprendre à considérer les autres comme nos frères. Et le mot « frère » revient beaucoup dans l’évangile d’aujourd’hui. Celui avec qui on doit s’entendre, se réconcilier, celui que l’on ne doit pas blesser mais aimer. Jésus reprend aussi les rapports entre hommes et femmes qui doivent être aussi fraternels. La femme pour l’homme est une sœur, elle n’est pas un objet de convoitise. Et s’ils sont mariés, leur union doit être chaque jour renforcée, et non pas abandonnée pour un oui ou pour un non. Jésus rappelle qu’un oui est un oui pour la vie : « Que votre parole soit oui si c’est oui ». Si la parole est un non, alors l’union ne doit pas se faire. Aujourd’hui où les couples sont en fragilité, se font et se défont facilement mais avec beaucoup de blessures, cette parole d’aujourd’hui « que votre oui soit oui » a beaucoup de poids. C’est le oui du sacrement du mariage dont il s’agit, celui du chemin du véritable amour. Jésus prend aussi la belle image du ciel en le nommant le trône de Dieu, et celle de la terre qui est son marchepied. Tout ce qui se passe sur la terre est sacré parce que c’est le marchepied du ciel, de la vie en Dieu. Participons à cette terre qui soit le début du Royaume des Cieux par notre comportement fraternel et juste. Par notre conversion permanente aussi : Jésus nous dit, de façon exagérée, que si notre œil ou notre main nous entraînent à la chute, il vaut mieux les couper. Sans aller jusque-là, ce sont des efforts sur nous-mêmes que nous devons faire pour lutter contre la convoitise, le désir de posséder l’autre plutôt que de l’aimer fraternellement ou amoureusement.

Jésus reprend les commandements de Moïse pour les mener plus loin. Ce n’est pas la loi qui compte le plus, mais l’esprit de la loi. Il ne suffit pas de respecter les commandements, mais avant tout d’aimer. Un théologien disait qu’avec Jésus, le Décalogue est devenu dialogue. La montagne, c’est celle de la rencontre avec le Père, grâce au Christ. Et il nous renvoie pour dialoguer avec nos frères et sœurs, témoigner de notre amour universel, être acteur de justice, de paix, de miséricorde.

En ce Dimanche de la santé, continuons à veiller à notre santé spirituelle en allant à la source de la Parole du Christ, sur la montagne de la foi. Et sachons en redescendre pour aller à la rencontre des malades, des personnes âgées et isolées, de ceux qui souffrent dans leur corps ou dans leur cœur et avoir avec eux et elles de véritables échanges, de véritables dialogues, parce qu'eux aussi portent en eux des trésors, ils nous devancent souvent sur la voie de la sagesse et de l’expérience. Sachons, avec eux, faire le choix de la vie, le choix de la confiance en Dieu notre Sauveur.

Père Jean-Christophe Cabanis

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Publié dans Mots du curé, Dimanche

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