8 mai - fête de la victoire

Publié le par Pierre L.

8 mai 1945
Fête de la victoire.
Des armées venues d’ailleurs
ont laminé de leurs tapis de bombes
les hordes d’un tyran fou assoiffé de sang.
Des siècles durant, nos deux peuples, de part et d’autre du Rhin
ont subi les ambitions de grandeur et de gloire de leurs princes,
au prix de la vie des sans voix et des plus petits.
 
8 mai 1945.
Depuis, il n’y a plus de guerre chez nous :
nous l’avons exporté et y avons tiré une partie de notre richesse.
Mais s’il n’y a plus de guerre chez nous, c’est d’abord
grâce au courage de quelques hommes généreux
qui ont su entraîner, de part et d’autre du Rhin,
chacun sur les chemins de la réconciliation,
du partage et de la solidarité,
fondés sur l’accueil de l’autre, dans la richesse de sa différence.
 
Le sang versé de tant de victimes de ces conflits en Europe,
ces vies volées et broyées, quelques fois aussi données,
en ce 8 mai 2017, est-ce de cela que nous faisons mémoire ?
Oui, mais si nous voulons honorer ces martyrs de la folie de princes insensés,
reconnaissons que le chemin de vie
qui a permis à ces hommes et ces femmes torturés dans leurs corps et leurs âmes,
dans les camps de concentration et aussi ailleurs,
de garder leur beauté et leur dignité humaine,
reconnaissons que ce chemin de vie
fut celui de la solidarité profonde, de cette solidarité qui colle aux entrailles,
et de l’accueil de l’autre comme un être unique, indispensable
tant pour moi que pour tout l’univers.
 
Voulons-nous aujourd’hui, en ce 8 mai 2017,
faire de la solidarité, du respect de la vie, de l’accueil de l’autre dans toute son altérité,
les valeurs fondatrices de notre citoyenneté d’européen ?
 
Sommes-nous prêt à exiger que soient remis à leur juste place
les puissances du commerce, de l’argent, des média et des armes ?
pour qu’ils soient enfin ce qu’ils devraient être :
des outils dociles au service de l’homme, de la vie et du bonheur de tous.
 
La réussite de l’Europe repose sur ce combat de chacun, mené ensemble,
pour que le plus faible, pour que le plus démuni, pour que l’étranger
ait les mêmes droits que tous, car il est d’abord un autre moi-même,
pour que soit premier, enfin, l’homme dans toute sa beauté,
car il est l’unique valeur qui ait du sens,
car il est l’enfant bien aimé de Dieu.
 
Les autres peuples de la terre attendent qu’enfin l’Europe
soit source de vrai bonheur pour eux :
une Europe solidaire au service de tous les hommes.
Pierre .L
 

Publié dans Prière, Prières, Actualités

Commenter cet article