Paroisse Colomiers

Un texte lu à la célébration des obsèques

Un texte lu à la célébration des obsèques

 

Venez, si vous le voulez nous allons vous raconter. Vous raconter notre amitié, oui, c’est par l’amitié que nous avons rencontré Marguerite.

L’amitié se construit chaque jour, comme cela, tout doucement, avec le temps.

Pas le temps trompeur qui fait croire que tout s’obtient par les mots impatients, mais celui qui livre humblement la vérité des âmes, celui qui tisse les liens en se servant surtout de l’ordinaire des jours comme trame et nous fait glisser des fils d’or dans la chaîne, les jours bonheur, ou des fils chagrin les jours sombres.

C’est à l’église que nous nous sommes rencontrés et en bavardant que nous avons sympathisé.

Nos goûts communs, notre amour de la Parole de Dieu, notre plaisir à chanter et notre bonheur à servir nous rassemblaient à la chorale, au groupe de lecture, à l’étude biblique, en préparation liturgique, au CJS …amis fidèles au partage et à la prière

Et puis, les amis de nos amis se sont venus élargir le cercle et nous enrichir, ils sont d’ici ou de plus loin, de Toulouse, de Deyme, de Tarbes ou de Grenoble et ensemble nous sommes toujours bien. Et ensemble nous avons fêté des Nouvel Ans, nos anniversaires, et ensemble nous avons voyagé, revu Tunis et Bizerte où Marguerite était instit. Et ensemble nous nous sommes retrouvés, plus d’une fois pour rien, juste pour être ensemble. « La secte », nous a surnommés avec humour le fils de deux des nôtres !

Nous aimions le sens de l’amitié de Marguerite, sa fidélité, ses valeurs. C’est pour cela que avions plaisir à être ensemble.

Marguerite à la parole incisive, mais juste et droite, Marguerite toujours prompte au rire, Marguerite à la belle écriture, Marguerite au bonheur de connaître ses petits enfants, Marguerite bonne cuisinière, toujours heureuse de nous nourrir de ses talents, Marguerite au grand cœur prête à faire plaisir, Marguerite à Lille, à vélo en temps de guerre, ou gymnaste en équilibre sur la poutre, Marguerite et Fernand le maltais, l’amour de sa vie, en Autriche ou en Tunisie, Marguerite maman protégeant ses enfants…

Marguerite, nos yeux ne la verront plus, alors c’est sûr que nous avons du chagrin. Mais elle restera avec nous et en nous, vivante de tous nos moments communs, du son de sa voix, de son beau sourire, vivante de nos vies partagées.

Odette P.

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article