Sécurité, liberté, droits humains en danger

Publié le par Jean-Pierre B.

Le 5 novembre à Auch, L'Acat régional a réuni 120 personnes autour d'une conférence animée par Odile Barral, ancien Juge d’application des peines et Juge des enfant, déléguée Régionale du Syndicat de la magistrature. Savez-vous que les droits humains sont en danger ? Cette  conférence « Sécurité, liberté, droits humains en danger » du 5 novembre, encore une fois de plus, est considérée comme une sonnerie d’alarme pour  notre monde. Le dimanche 6 novembre, le frère Gabriel Nissim, dominicain, président de l’Acat France, a donné une belle homélie autour du sujet des martyrs, voici en quelques extraits qui peuvent nous aider à réfléchir et à prier :

Aujourd’hui, en 2016, on torture encore et toujours.[…]

La torture, « cela ne consiste pas seulement à faire mal : cela consiste à désoler quelqu’un » (D. Pennac) jusqu’à ce qu’il se sente lui-même un moins que rien, un sous-humain. C’est lui faire entrer de force dans le corps, la tête et le cœur qu’il n’a qu’à se taire, se soumettre, s’écraser. A travers la cruauté, à travers le corps, c’est la dignité, l’humanité de ces victimes que l’on cherche à atteindre, humilier, détruire.

Alors nous, en tant que chrétiens, notre conviction, c’est que, pour Dieu, il est intolérable de voir tant de ses enfants ainsi torturés par d’autres de ses enfants.

Vous vous souvenez de ce que Ponce-Pilate disait de Jésus en le présentant à la foule torturé, ridiculisé, couronné d’épines. Il disait : « Voici l’homme ! ». Il ne croyait pas si bien dire. Il aurait même dû dire : « Voici l’image de Dieu ». Torturer quelqu’un, c’est vouloir détruire en lui ce qui est à l’image de Dieu, c’est s’attaquer à la dignité qu’il a reçue de Dieu. Quand nous regardons le Christ en croix, nous chrétiens, nous avons sous les yeux chaque jour cette façon de vouloir détruire l’humanité, la dimension divine d’un homme.

Et il suffit de regarder la croix pour comprendre ce que souffrent depuis des siècles et jusqu’aujourd’hui chacune de ces victimes.[…]

Une image pour conclure : celle du Christ en croix, mais non pas comme sur nos crucifix occidentaux, où le Christ est représenté écrasé de souffrance. Bien plutôt comme sur les croix des chrétiens d’Orient, où le Christ est représenté, sur la Croix même, rayonnant de Vie et de Lumière : Dieu, plus fort en nous que la souffrance – Dieu, plus fort en moi que la mort.

(Voici l' Homélie dans son intégralité)

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