Paroisse Colomiers

Ap 21, 1-5a En route vers la Jérusalem Nouvelle

Lecture Priante de la 2ème lecture du 5ème dimanche de Pâques (année C)
(Lectio Divina)
Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur :
comprendre ce texte, ce qu'il me dit, le prier, vivre dans sa grâce.
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Apocalypse de Saint Jean (21, 1-5a)

Moi, Jean, j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés et, de mer, il n’y en a plus. Et la Ville sainte, la Jérusalem nouvelle, je l’ai vue qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, prête pour les noces, comme une épouse parée pour son mari. Et j’entendis une voix forte qui venait du Trône. Elle disait : "Voici la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux, et ils seront ses peuples, et lui-même, Dieu avec eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé." Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : "Voici que je fais toutes choses nouvelles."

 

Dans les extraits du livre de l'Apocalypse que nous propose la liturgie du temps de Pâques, les images ou termes symboliques se bousculent pour dire quelque chose de ce mystère qui nous attend au terme de l'histoire, la Parousie, le retour glorieux du Christ. Ce qui saute aux yeux, c'est cette évocation d'une future et immense nouveauté, un ciel nouveau et une terre nouvelle, une Jérusalem nouvelle : quatre fois l'adjectif "nouveau" ! Un monde idyllique ! Regardons de plus prêt, sachant que le langage apocalyptique de Jean, au-delà de son allure symbolique et fantastique, est pétri de méditation biblique. Jean veut donner de l'espérance à des communautés chrétiennes dans l'épreuve, en leur ouvrant un horizon de foi dans la victoire totale et définitive de Jésus Ressuscité.

 

Un ciel nouveau et une terre nouvelle... C'est l'avenir qui attend la première création où nous sommes, celle des premiers chapitres de la Genèse. Dans ce futur où le Seigneur nous conduit, de mer, il n'y en a plus ; la mer, symbole biblique du mal et de la mort. Une Jérusalem nouvelle... Isaïe fait dire à Dieu, dans le contexte du retour d'Exil vu comme une préfiguration des derniers temps : Je vais créer des cieux nouveaux et une terre nouvelle.... Voici que je vais faire de Jérusalem une exultation et de mon peuple une allégresse (65,17s.). Cieux et terre, tous le cosmos, toute l'humanité, tout va être nouveau. Au sein de ce nouveau, Jérusalem, c'est un des noms donnés à l’Église, en particulier à l’Église de la fin des temps.

 

Une épouse parée pour son mari... Je pense au Cantique des Cantiques, où les dialogues symbolisent les noces de Dieu avec son peuple, donc avec nous, avec moi. Je pense au prophète Osée : Je te fiancerai à moi pour toujours. Je te fiancerai dans la justice et dans le droit, dans la tendresse et la miséricorde (2,2s.). C'est l’Église dans tout son cheminement, c'est ma paroisse, c'est moi en cette Église.

 

Voici la demeure de Dieu avec les hommes... Littéralement la tente de Dieu. La Tente de la Rencontre que le peuple, après la sortie d’Égypte, dresse à chaque étape de sa marche dans le désert, demeure de Dieu au milieu des siens en marche. L’Église, ma demeure dans ma marche vers la Jérusalem Céleste, vers ma Terre Promise... Paradis, Ciel, mes mots habituels.

 

Dieu avec eux. Je pense à l'Annonciation à Joseph : Or tout ceci advint pour que soit accomplie cet oracle prophétique du Seigneur : Voici que la vierge concevra et enfantera un fils, et on l'appellera du nom d'Emmanuel, ce qui se traduit : "Dieu avec nous." (Matthieu 1,21s. citant Isaïe 7,14).

 

Il essuiera toute larme... Cette demeure éternelle de Dieu, c'est la demeure de Dieu qui n'est que Miséricorde (plus de larme, plus de mort, plus de deuil, plus de douleur). Isaïe chante ces lendemains de bonheur : Vous serez allaités, on vous portera sur la hanche, on vous caressera en vous tenant les genoux. Comme celui que sa mère console, moi aussi, je vous consolerai, à Jérusalem vous serez consolés. (66,12s.). Le psaume du jour : Le Seigneur est tendresse et pitié...

 

Le pape François à Lesbos, le 16 avril 2016, au milieu de migrants : Dieu de Miséricorde... nous sommes tous des migrants, voyageurs espérant parvenir jusqu'à Toi, notre véritable demeure, là où toute larme sera effacée, et où nous serons en paix et en sécurité entre tes bras.

Paul C.

Merci à l'auteur de cette image
image http://www.interbible.org/interBible/ecritures/symboles/2009/sym_091113.jpg

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