Paroisse Colomiers

Fête du Christ-Roi A

Nous fêtons le Christ Roi de l’univers ! L’univers, c’est toute la Création. Tout est créé par Dieu, rien ne lui est indifférent dans la Création. L’univers est fini, pourtant il nous paraît infini tellement il est grand et nous sommes petits. Même si nous sommes dépassés par cette grandeur, nous sommes solidaires de tous les éléments dont le Christ est le roi. 

Il est surtout le roi du Royaume des Cieux. Et c’est son message dès le début de l’évangile : « Le Royaume des Cieux est tout proche ». Toute la prédication de Jésus consiste à annoncer ce Royaume qui reste toujours mystérieux. Il ne le décrit jamais, il dit : « Le Royaume des Cieux est comme… ». Et il prend des images dans la Création, dans l’univers.

Merci à l'auteur de cette photo

Aujourd’hui, l’évangile nous donne des indications sur le roi : Le roi est à la fois un berger, un juge, et un pauvre !

Un berger qui sépare les brebis des boucs, qui connait chacune, qui prend soin des plus faibles, des égarées, des malades, comme nous dit Ezéchiel, comme des plus vigoureuses. Le berger rassemble, conduit et soigne. Nous croyons que le Christ a ces trois qualités avec nous.

Ensuite, le roi est celui qui juge, qui connait et applique la loi. Un roi ou un juge ordinaire sont capables de juger des actes, selon la loi. Alors que ce roi là, il juge les personnes dans la relation qu’elles ont établie avec lui : « c’est à moi que vous l’avez fait… c’est à moi que vous ne l’avez pas fait… » Et c’est cela qui surprend le plus dans cet évangile : c’est que le roi n’est pas en surplomb par rapport à son peuple ou sur les nations, mais il est au milieu, il prend la place du plus petit, celui qui a faim, soif, ou qui est nu ou seul. Jésus est bien ce roi qui a pris la condition des plus petits, à commencer par sa naissance dans une crèche. Il était nu, il avait faim, Marie et Joseph l’ont nourri et vêtu, les bergers sont venus le visiter et les mages l’adorer. Le mauvais exemple d’un roi, c’était Hérode, qui faisait du mal à ses sujets, à commencer par les nouveau-nés qu’il voulait exterminer.

Cet évangile nous interpelle parce que nous sommes des rois et des reines du Royaume des Cieux de par notre baptême. Nous avons aussi un rôle de berger, c’est-à-dire de rassembleurs, ayant le souci de tout le troupeau, et en particulier de la brebis égarée. Et en ce temps de covid, il y a des personnes qui disparaissent, qu’il faut aller chercher.

Nous devons avoir du jugement pour savoir ce qui est bien, mais surtout ce qui fait du bien dans les relations, et ce qui est mal, ce qui fait du mal.

Nous devons enfin nous mettre à la place du plus petit. On peut toujours aider les autres, ceux qui sont dans le besoin, et c’est recommandé. Mais si nous nous mettions à la place des plus éprouvés par la vie, des plus pauvres ? Nous ne sommes pas tous des Charles de Foucaud ou des Mère Téresa, mais nous rapprocher au plus près de ceux et celles qui sont dans le besoin nous fera certainement reconnaître le Christ caché dans ces plus petits. Nous n’avons pas fini d’être surpris par le Christ si nous le suivons sur le chemin de la charité et du dépouillement. Nous n’avons pas fini de découvrir des rois ou des reines du Royaume des Cieux à travers le service des plus petits.

 

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