Paroisse Colomiers

Octobre fraternel - Edito de l'Espace85, octobre 2020

Ste Thérèse de l’Enfant Jésus et St François d’Assise ont leurs fêtes au début du mois. Ils vont nous aider à vivre la fraternité. Thérèse était la cinquième et dernière fille de la famille Martin. Les cinq sœurs sont devenues religieuses, dont quatre carmélites. L’amour familial et sororal qu’elle a vécu, Thérèse a pu le prolonger au sein de son couvent, et plus largement au sein de l’Eglise pour qui elle a beaucoup prié et dont elle est devenue la petite sœur universelle par son amour. François est lui le frère universel, non seulement des hommes et femmes de toutes les générations, mais aussi des animaux, des plantes, des astres et des éléments, lui qui appelait frère soleil, sœur eau, frère loup…

Dans la Bible, il est souvent question de frères et de sœurs. Les histoires ne finissent pas toujours bien, comme celle entre Caïn et Abel, ou bien elles sont conflictuelles, comme entre Esaü et Jacob, ou cruelles lorsque Joseph est vendu par ses frères. Pourtant, les douze frères parviendront à se réconcilier, grâce à l’amour de leur père Jacob. Moïse est sauvé des eaux par la fille de Pharaon, mais c’est sa grande sœur qui va trouver sa mère pour qu’elle redevienne la nourrice de Moïse. Et son frère Aaron l’aidera pour s’adresser au peuple car Moïse craignait de ne pas savoir s’exprimer.

Dans l’évangile, Jésus appelle des frères à le suivre, Simon et André, puis Jacques et Jean. Et la fraternité se vivra dans leur groupe de disciples au point que Jésus ressuscité dira à Marie Madeleine : « Va trouver mes frères et dis-leur… ». Jésus se sentait aussi en famille à Béthanie où il était toujours accueilli par la fratrie composée de Marthe, Marie et Lazare.

St Paul était aussi très fraternel : les communautés qu’il fondait et à qui il écrivait, étaient composées de ses frères et sœurs dans le Christ.

La fraternité découle de notre foi en un Dieu qui est Père, Fils et Esprit. Jésus nous enseigne, sur la montagne, à commencer par se réconcilier avec son frère s’il y a un conflit latent.

Notre paroisse a effectué sa rentrée dimanche 27 Septembre et le thème de la journée était la solidarité. En cette période chahutée par la pandémie qui ne s’arrête pas et qui engendre une crise économique, par le dérèglement climatique, par le drame des migrations, la paroisse s’est demandé comment venir en aide aux personnes seules ou en souffrance. Des solutions seront proposées et nous espérons qu’elles feront du bien. Mais au-delà de la solidarité, c’est bien de fraternité dont il s’agit. Nous ne voulons pas seulement aider pour soulager des souffrances, mais parce que lorsque l’autre souffre, c’est une partie de nous-mêmes qui est en souffrance. Nous sommes de la même famille des enfants de Dieu.

Le mois d’Octobre est propice à exercer la fraternité. Il y a la journée du refus de la misère le 17, la journée mondiale des missions le 18 en particulier. Et puis, dans notre paroisse, des petits frères et des petites sœurs vont faire leur première communion ou être confirmés. Et d’autres plus petits seront baptisé(e)s. N’oublions pas non plus de réactiver nos rencontres en quartier qui sont des fraternités missionnaires. Enfin, l’encyclique de notre pape François « Fratelli tutti » vient à point nommé.

Et je termine par une formule de Paul : « Au demeurant, frères (et sœurs), soyez joyeux ; affermissez-vous… Vivez en paix, et le Dieu de la charité et de la paix sera avec vous » 2 Co 13,11.   

J-Christophe Cabanis, Edito de l'Espace85 Octobre 2020  

Espace85 - Oct 2020

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