Ep 2, 13-18 Christ notre paix

Publié le par Paul C.

Lecture Priante de la 2ème lecture du 16ème dimanche ordinaire année B
Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur :
comprendre ce texte, me l'appliquer, le prier, vivre dans sa grâce.

Lettre de Saint Paul aux Ephésiens 2,13-18
Maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ. C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ; par sa chair crucifiée, il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ; il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse.
Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen, il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix, et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix ; en sa personne, il a tué la haine. Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches. Par lui, en effet, les uns et les autres, nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.  

Je souligne tout de suite les formulations chères à l'apôtre Paul : dans le Christ Jésus (en Christ Jésus, selon le texte grec), en lui, en un seul corps, dans un seul Esprit. Le Christ est vraiment pour Paul le cœur de toute l'humanité et de toute la création. La lecture de dimanche dernier nous le disait.

Les premières communautés chrétiennes du monde gréco-romain du temps de Paul sont composées de convertis du judaïsme et de convertis du paganisme, donc mélangées de traditions religieuses différentes et opposées, sans compter les histoires personnelles de chacun. Ce n'est pas sans problèmes, les lettres de Paul en témoignent. Aujourd'hui, Paul médite sur le Christ lien de toutes les différences, avec ce mot de "paix" répété cinq fois : Christ notre paix. Au temps de Paul, il fallait amalgamer des gens séparés par le mur de la haine, une forte expression qui laisse entendre que le problème était chaud : Jésus a tué la haine. Le Christ est le ciment de paix de ce rassemblement de différences : en lui un seul Homme nouveau est créé, un seul corps, dans un seul Esprit. C'est l'oeuvre du Christ en croix, Paul le souligne trois fois : par le sang du Christ, par sa chair crucifiée, par le moyen de la croix.

L'Eglise m'invite à entrer dans la prière de Paul. Je suis membre de son corps, je suis dans une communauté chrétienne faite de nombreuses diversités, comme au temps de Paul. Je suis aussi dans une communauté de quartier, de commune, etc. Quelle qualité de paix est-ce que j'y mets ? Une qualité nourrie en Christ et dans l'Esprit, donc dans la prière et la méditation de la Parole et l'écoute de l'Eglise.

La première lecture parle de Dieu avec d'autres images que celles de Paul : le troupeau et son berger le Seigneur. Un messie y est annoncé sous le nom de Germe juste. Je puis aussi méditer le psaume du bon berger, comme une des brebis de son pâturage, brebis avec d'autres brebis… Et l'Evangile reprend l'image du berger rassembleur qui est Jésus lui-même.

Paul C.
Image http://3.bp.blogspot.com/-A6rQCQ05siM/VXf0cWL1UvI/AAAAAAAAEHY/uyYcbSC5X0Q/s1600/Eglise%2Bcorps%2Bdu%2BChrist.png%2B2.jpg

 

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