Ep 4, 1-6 Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême

Publié le par Paul C.

Lecture Priante de la 2ème lecture du 17ème dimanche ordinaire année B
Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur :
comprendre ce texte, me l'appliquer, le prier, vivre dans sa grâce.
Lettre de Saint Paul aux Ephésiens 4,1-6
Moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation : ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix.
Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous.

Nous sommes en présence d'un message essentiel qui tient au cœur de Paul. Paul est éloigné de sa communauté de Corinthe (et des autres communautés qu'il a contribué à faire naître), en prison quelque part (à Rome ?). Il semble ne plus rien pouvoir pour elles, sinon cet appel à l'unité dans l'Esprit par le lien de la paix. C'était le cœur du message de dimanche dernier : Christ notre paix. Ses communautés en ont besoin : cohabitation de convertis d'origines diverses, risque de déviances dans la foi. Nos communautés d'aujourd'hui en ont besoin aussi, même lorsqu'il n'y a pas de gros problèmes et que le contexte est différent. La paix souhaitée par Paul est plus que l'absence de conflit. Elle est support mutuel. "Supporter", d'après son étymologie latine, c'est "porter en étant dessous". C'est prendre quelqu'un dans ses mains et le soulever, le pousser vers le haut. C'est un acte positif d'humilité, de douceur et de patience. C'est un geste analogue à celui de Dieu dans le psaume du jour : Tu ouvres la main, Seigneur, tu rassasies avec bonté… C'est faire des gestes comme ceux du prophète Elisée : Il leur donna, ils mangèrent. C'est faire comme les apôtres qui nourrissent toute une communauté de gens du pain partagé dans la grâce de Jésus (évangile du jour). Ce n'est donc pas faire le gros dos en attendant que passe l'orage…

Et c'est là que Paul trouve encore d'autres mots pour dire le fondement de paix de cette unité communautaire, avec une insistance répétitive de sept fois le un seul. Les spécialistes de cette période de l'histoire de l'Eglise pensent que nous sommes probablement en présence d'une profession de foi, d'un credo des premières Eglises : un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père. C'est notre espérance, écrit Paul, notre regard d'avenir, de destination finale. C'est aussi des mots pour dire ce qu'est notre Eglise et toutes ses communautés, tous ses modes de regroupement, toutes ses localisations. Et dire notre foi. Et nourrir notre prière. Et entrer dans l'action de construire de la paix, de l'amour, du support, dans l'humilité, la douceur et la patience. J'ai peut-être à méditer ces mots que je trouve dans la lecture de Paul. En méditant ainsi, je contemple Jésus lui-même

Paul C.
http://image.slidesharecdn.com/unseulseigneuruneseulefoicompress-150514220927-lva1-app6892/95/un-seul-seigneur-une-seule-foi-un-seul-baptme-6-638.jpg?cb=1431641415

Commenter cet article