Paroisse Colomiers

Rois Mages, chercheurs de Dieu...

Nous aimons beaucoup cet évangile que nous retrouvons avec plaisir chaque année pour l’Epiphanie. Ces mages sont sympathiques. Ils sont mystérieux : on ne sait pas trop d’où ils viennent mais ils nous représentent, ils représentent toute l’humanité, tous les pays. Nous sommes tous des chercheurs de Dieu, des chercheurs de vérité. Les mages sont plusieurs et nous nous mettons à plusieurs pour chercher et pour avancer parce que seul on ne va pas loin. Ce qu’il faut, c’est lever les yeux. Les mages ont vu cette étoile qui est un signe de la part de Dieu. Nous aussi, Dieu nous fait signe si nous sommes attentifs. Pour cela, il faut scruter pas seulement le ciel, il faut scruter le cœur des hommes parce que souvent les signes de Dieu sont donnés à partir de messagers qui peuvent être chacun d’entre nous.

Les mages ont évité le piège d’Hérode. Ce piège était à Jérusalem. Jésus pleurera sur Jérusalem qui tue les prophètes. Jérusalem a la clé des Ecritures, les scribes donneront les bons renseignements sur le lieu de la naissance de Jésus, mais personne ne fera le déplacement jusqu’à Bethléem. Leur religion est figée, alors que Jésus est venu pour nous faire faire des déplacements. Et en particulier des déplacements vers les lieux de pauvreté.  Jésus est venu prendre la condition des plus petits, des plus pauvres. Et les mages, lorsqu’ils retrouvent l’étoile et se rapprochent de Bethléem, sont remplis de joie. Et ils vont se prosterner devant Jésus, reconnaître en lui l’enfant-roi. Ils vont lui offrir toutes leurs richesses. C’est un petit enfant que nous aussi nous venons adorer. Nous aussi nous venons offrir ce que nous avons de meilleur à l’enfant Jésus que nous venons saluer et adorer en ce temps de Noël. Nous venons faire le plein d’amour pour toute l’année.

Hérode ne sera pas renseigné par les mages qui repartent chez eux par un autre chemin, sans repasser par Jérusalem. Il n’y a pas de place à la crèche pour la jalousie, pour un conflit de pouvoir, encore moins pour de la cruauté. Tout est pur autour de Jésus enfant, ainsi que quand il grandira. La crèche est un lieu de paix, de paix universelle. Et les mages sont porteurs de cette paix et de cette joie là où ils retournent.

L’Epiphanie donne du sens à nos vies. Nos vies, elles sont faites du quotidien : le travail ou les études, ou la recherche d’emploi. Il y a aussi tous les services que nous rendons, soit dans nos familles ou notre entourage, soit en faisant du bénévolat. L’Epiphanie donne un sens universel à notre vie. Nous sommes tous égaux, frères et sœurs dans notre chemin de vie et de foi. Nous avons besoin de sens, et le sens, c’est celui de l’amour. Nous croyons en un Dieu qui nous aime, qui s’est fait petit enfant pour se confier à nous, pour partager notre existence, pour que toutes nos activités, au travail, à la maison, à la paroisse,… soient guidées par l’amour, la fraternité.

L’Epiphanie a un goût de simplicité. Jésus est né à Bethléem et non à Jérusalem, plus renommée. Ce n’est pas la richesse extérieure qui compte, mais la richesse intérieure. C’est aussi la solidarité : s’il y a des enfants pauvres qui naissent, nous devons leur apporter, ou à leurs parents, des vêtements, de la nourriture. Les cadeaux solidaires sont importants pour rendre la dignité à ceux et celles dont Jésus a pris la condition la plus humble.

Et puis l’Epiphanie nous apprend l’adoration. C’est comme une sorte de vertige : quelque chose de plus grand que nous nous dépasse, ou plutôt quelqu’un. Nous devons lever les yeux comme les mages pour scruter le ciel, mais aussi les baisser devant celui dont l’éclat est trop grand pour nos yeux. C’est Jésus qui nous relève, qui nous regarde, qui nous fait confiance, qui nous apprend à aimer.

P. J.Christophe Cabanis

Is 60, 1-6 ; Ps 71 (72), 1-2, 7-8, 10-11, 12-13 ; Ep 3, 2-3a.5-6 ; Mt 2, 1-12

 

 

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