Paroisse Colomiers

Témoignage de foi d’un papa - Daniel A.

Je m’appelle Daniel Ahondokpe. Je suis originaire du Benin. Mes parents ont quitté le Benin pour le Sénégal avec un petit frère et ma petite sœur pour fuir la répression politique en cours à l’époque. J’avais 5 ans.

Au Sénégal, j’ai eu une éducation catholique, pratiquante, mais dans un contexte de forte mixité.

D’abord mixité culturelle : nous avions des copains de différents pays d’Afrique (En effet il y a de multiples cultures en Afrique et comparer Dakar au Sénégal à Cotonou au Benin, c’est comme comparer Paris à Moscou) et aussi de France et d’Italie.

La mixité était également sociale.

Enfin, J’ai été profondément marqué par le respect mutuel entre les communautés religieuses musulmanes et chrétiennes.

De cette enfance, j’ai gardé un profond respect de l’autre surtout quand il est différent, et une envie de faire confiance en l’Homme, créé à l’image de Dieu.

En quittant mes parents, à 18 ans pour mes études supérieures, comme beaucoup de Jeunes sans doute, j’ai eu la tentation de m’éloigner, voire de me rebeller contre l’Eglise au profit d’une "Liberté" trouvée. Avec le recul, je peux dire que c’est à ce moment que j’ai vraiment décidé personnellement d’être Chrétien. J’ai aussi compris l’importance pour un parent de nous proposer la foi à ses enfants mais aussi de respecter leur liberté.

Aujourd’hui, j’essaie de vivre le plus vrai possible et le plus simplement possible ce que je suis devenu grâce à cette foi :

- Au travail, garder une humanité dans les relations professionnelles. Ce n’est pas toujours un milieu simple.

- Proposer la foi à nos filles et aux jeunes par mon implication à l’Aumônerie, j’accompagne un groupe de 5ieme à la profession de foi. Pour qu’ils deviennent des femmes et des hommes catholiques dans leur monde de demain. Mais là s’arrête mon rôle et commence leur liberté et leur foi.

- Accompagner à travers le CPM des couples qui demandent le mariage. Ils viennent avec des histoires et des parcours bien différents. Ces rencontres avec les futurs mariés mais aussi entre animateurs sont aussi particulièrement enrichissantes pour mon couple.

Mais, parfois la maladie vient brutalement. Dans ces moments j’ai redécouvert la force de la prière, seul, face à face avec Dieu. Pour lui dire mes doutes, mes haines mes rancœurs même. J’avoue que ça apaise. On en ressort plus fort, plein d’espoir et d’espérance pour tenir soi-même, soutenir l’autre et surtout rester ouvert vers les autres et profiter de la vie.

Daniel Ahondokpe

 

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