Paroisse Colomiers

Hb 10, 5-10 Me voici... Corps du Christ

Lecture Priante de la 2ème lecture du 4ème dimanche de l'Avent (année C)

(Lectio Divina)

Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur :

comprendre ce texte, ce qu'il me dit, le prier,
vivre dans sa grâce.

Lettre aux Hébreux (10,5-10)
Frères, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m'as formé un corps. Tu n'as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire : Tu n'as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d'offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté.
Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c'est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l'offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.
 

 

L'extrait de la lettre aux Hébreux que nous lisons se ssitue dans le contexte d'une réflexion de l'auteur sur le Christ Grand Prêtre d'une Alliance Nouvelle entre Dieu et l'humanité. Alliance qui prend le relais de l'Ancienne Alliance, une Alliance qui n'est plus célébrée par l'offrande de sacrifices d'animaux dans le Temple de Jérusalem pour sauver du péché et de la mort : Il est impossible que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés, dit le verset qui précède notre lecture.

 

Maintenant, l'offrande du sacrifice parfait, c'est l'offrande du corps du Christ. Le mot "corps" encadre notre lecture, dans la première et la dernière phrase, comme pour attirer notre attention priante. Le Christ s'adresse au Père avec les mots du psaume 40 (dans sa version grecque) : Tu m'as donné un corps, car le temps des holocaustes d'animaux pour le péché est parvenu à son terme. Alors j'ai dit : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté, pour accomplir et mener à son terme ton projet de salut pour l'humanité.

 

C'est ainsi que nous sommes sanctifiés, introduit dans la sainteté du Seigneur. Et c'est fait une fois pour toutes, dans l'offrande du corps et du sang de Jésus sur la Croix de Pâques. "Ceci est la coupe de mon sang, le sang de l'Alliance nouvelle et éternelle", dit la formule de consécration du calice à la messe.

 

La Vierge Marie est au cœur de l'Eucharistie de ce dimanche de fin d'Avent. Dans la première lecture : Bethléem, le plus petit des clans de Juda, l'attente du jour où enfantera celle qui doit enfanter. L'évangile de la Visitation à Marie : Tu es bénie entre toutes les femmes… Heureuse celle qui a cru…

La Vierge Marie, en son corps de femme enceinte, est Temple de Jésus, Dieu devenant homme. A l'Annonciation, elle a dit : Je suis la servante du Seigneur; qu'il m'advienne selon ta parole. C'est, à sa façon, un Me Voici… mon Dieu pour faire ta volonté. Elle a offert son corps comme demeure du Christ en vue du futur sacrifice de la Croix. Elle est à la transmission de l'Ancienne Alliance à la Nouvelle. Jean-Baptiste, le dernier des prophètes de l'Ancien Testament, tressaille d'allégresse dans le corps de sa mère Elisabeth et Jésus prophète du Nouveau Testament partage la même joie. Marie est figure de l'Eglise, c'est l'un de ses titres, Mère de Dieu et figure de l'Eglise.

 

Je demande au Seigneur d'entrer dans un moment profond avec Elisabeth et Marie, un temps entrecoupé d'instants d'ouverture priante à Jésus Sauveur, de visitations, de Me voici… de disponibilités au Seigneur et aux autres. C'est cela le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un bon chemin vers Noël. C'est un chemin de Nouvelle Alliance.

Paul C.

Merci à l'auteur de cette image

 

 

 

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