Paroisse Colomiers

Isaïe 26-27 (suite)

26  Immuable en ton dessein, tu préserves la paix, la paix de qui s’appuie sur toi (3).
Prenez appui sur le Seigneur à jamais, sur lui, le Seigneur, le roc éternel (4).
 
La droiture est le chemin du juste ; tu traces pour le juste un sentier droit (7).
Oui, sur le chemin de tes jugements, Seigneur, nous t’espérons.
Vers ton nom, vers la mémoire de toi, va le désir de l’âme (8).
Mon âme la nuit te désire, et mon esprit, au fond de moi, te guette dès l’aurore.
Quand s’exercent tes jugements sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice (9).
Seigneur tu nous assures la paix : dans toutes nos œuvres, toi-même agis pour nous (12).
 
Seigneur dans la détresse ils t’ont cherché, ils se répandirent en prière car ton châtiment était sur eux.
Comme la femme enceinte à l’heure de l’enfantement, souffre et crie dans ses douleurs, ainsi étions-nous devant ta face, Seigneur.
Nous avons conçu, nous avons souffert, mais c’était pour enfanter du vent : nous n’avons pas donné le salut à la terre (16-18b).
 
Va mon peuple, entre dans tes chambres, ferme les portes sur toi ; cache-toi un tout petit instant, jusqu’à ce qu’ait passé la fureur (20).
Car voici le Seigneur qui sort de sa demeure pour châtier la faute des habitants de la terre (21a).
 
27 Ce jour-là, la vigne magnifique, chantez-la ! (2)
Moi, le Seigneur, j’en suis le gardien, de temps en temps je l’irrigue ; pour qu’on ne lui fasse pas de mal, nuit et jour je la garde (3).
Ou bien que l’on fasse appel à ma protection, que l’on fasse la paix avec moi, la paix, qu’on la fasse avec moi (4).
A l’avenir Jacob s’enracinera, Israël bourgeonnera et fleurira, la face du monde se couvrira de récolte (6).
Car ainsi sera pardonnée la faute de Jacob, tel sera le fruit qu’il recueillera en renonçant à son péché (9a).
Et il arrivera en ces jours-là, le Seigneur fera le battage, depuis le cours du Fleuve jusqu’au torrent d’Egypte, et vous, vous serez glanés un à un, enfants d’Israël (12).
Et il arrivera qu’en ce jour-là, on sonnera du grand cor, alors viendront ceux qui meurent au pays d’Assur… Ils adoreront le Seigneur sur la montagne sainte, à Jérusalem (13).
 
Isaïe nous invite à intérioriser. C’est le désir de l’âme qui doit nous guider, même la nuit.
Il nous invite aussi à être droits, justes, c’est de cette façon que l’on obtient la paix.
 
Isaïe nous rejoint spécialement en ce moment lorsqu’il nous dit de fermer les portes de nos chambres, de nous cacher jusqu’à ce que soit passée la fureur !(20)
 
Il y a bien une faute collective à résorber, mais le Seigneur veille bien sur sa vigne et sur ses récoltes, qui donneront du fruit, si nous renonçons au péché.
Et il y a ce rassemblement prévu sur la montagne, comme la promesse de Pâques.
P. Jean-Christophe Cabanis
Merci à l'auteur de cette photo

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GONTIER Charles 25/03/2020 21:39

Isaïe 26-27

Ce passage d’Isaïe nous recalle dans notre relation avec le Seigneur : il rappelle ce qu’il nous apporte et ce qu’en contrepartie il attend de nous.
Tout d’abord, c’est une alliance sure « Le Seigneur le roc éternel » Il nous soutiendra pour autant que nous nous appuierons sur lui . Notre chemin sera droit pour autant que nous aurons une attitude droite, que le désir de l’âme (la nôtre) ira vers lui.
Mais le constat est terrifiant : » Nous avons conçu, nous avons souffert, mais c’était pour enfanter du vent : nous n’avons pas donné le salut à la terre (16-18b) ».
Le Seigneur nous invite alors à méditer sur nôtre comportement, sur ce qui nous a conduit en cette situation.
Le parallèle avec la crise du Coronavirus est flagrant. Certes ce n’est pas l’homme qui a créé le Coronavirus, mais c’est lui qui a réuni les conditions pour son expansion. Notre société veut bien consommer, mais sans payer le juste prix et pour gagner plus d’argent n’a pas hésité à exploiter une partie de la population de la planète sans voir plus loin que le profit, sans vouloir voir les risques de l’injustice et du déséquilibre qu’elle créée.
C’est ce qui est aussi dit dans Jonas : Les gens de Ninive se sont sauvés eux même, mais parce qu’ils ont écoutés Jonas et transformé leur vie pour revenir vers le Seigneur.
Alors profitons de cette quarantaine pour nous poser les bonnes questions et reconsidérer notre comportement à la lumière de ces textes.
Le Seigneur est bon, il est le gardien de la vigne et en prend soin. La faute sera pardonnée, mais pas sans que nous prenions notre part dans cette reconstruction

CG