Jc 5, 7-10 Patience, attente

Publié le par Paul C.

Lecture Priante de la 2ème lecture du 3ème dim.de l'Avent (année A)
Lectio Divina
Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur :
comprendre ce texte, ce qu'il me dit, le prier, vivre dans sa grâce
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Lettre de Saint Jacques (5, 7-10)
Frères, en attendant la venue du Seigneur, prenez patience. Voyez le cultivateur : il attend les fruits précieux de la terre avec patience, jusqu’à ce qu’il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive.
Prenez patience, vous aussi, et tenez ferme car la venue du Seigneur est proche. Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres, ainsi vous ne serez pas jugés. Voyez : le Juge est à notre porte. Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.
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- En attendant la venue du Seigneur... La venue, la parousie. Avent veut dire Venue. Trois venues du Christ : la première à son incarnation et sa naissance et la troisième et dernière à la fin des temps. Entre ces deux venues, c'est le moment présent que le pape François présentait ainsi dernièrement lors de l'Angelus du 1er dimanche de l'Avent : "La deuxième venue se produit dans le présent : le Seigneur nous rend visite continuellement, chaque jour, il marche à nos côtés".

- Jacques rédige une lettre collective, "encyclique", aux premières communautés chrétiennes de la Méditerranée, qui avaient tendance à attendre une venue très proche et définitive du Christ, sa dernière venue, en négligeant le moment présent. Jésus avait bien annoncé son retour mais l’ambiguïté sur le sens de celui-ci et sur son moment a longtemps plané dans les esprits.

- Quatre fois le mot patience ! Et des expressions pour caractériser cette patience : il attend, tenez ferme, endurance. Oui, le Seigneur est proche, mais au sens où l'entend le pape, "dans le présent... chaque jour". La patience et l'attente sont à l’opposé de notre monde habitué au "tout, tout de suite", et même avant si possible !

- Jacques utilise l'image de la patience de l'agriculteur. Celui-ci sait qu'il faut donner du temps au temps. Il sait quoi faire pendant l'attente des récoltes. Il sait qu'une maturation est nécessaire et qu'on ne fait pas accélérer la pousse des plantes en tirant dessus. Jacques donne un travail à faire pour assurer cette lente maturation : ne gémissez pas les uns contre les autres. C'est un des éléments de la charité fraternelle et Jacques y est très sensible dans sa lettre. Il invite par exemple à surveiller son langage (3,1s.) : La langue, personne ne peut la dompter : elle est un fléau, toujours en mouvement, remplie d’un venin mortel.  Elle nous sert à bénir le Seigneur notre Père, elle nous sert aussi à maudire les hommes, qui sont créés à l’image de Dieu. Jésus avait dit : C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on vous reconnaîtra pour mes disciples (Jn 13, 35). Y avait-il urgence à ce point, à cette époque de Jacques, dans les communautés ? N'y a-t-il pas toujours la même urgence dans toutes nos formes de communautés, de rassemblements, de groupes, de paroisses, de familles ?

- Après celle du cultivateur, Jacques invite à méditer l'endurance et la patience des prophètes. On les considérait à cette époque comme des martyrs de la Parole de Dieu. Une invitation à puiser dans la bible une nourriture pour notre patience.

- Je vais méditer et prier sur ma façon de vivre le temps présent par rapport aux autres personnes  de ma vie. Seigneur, aide-moi à faire grandir la plante de l'amour des autres en moi, "en pensée, en parole, par action et par omission", comme dit le Je confesse à Dieu, dans le présent de chaque jour.

Paul C.

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