Paroisse Colomiers

Jc 5,7-10 3ème dimanche de l'Avent - Lectio divina

Pour une Lectio Divina (Lecture Priante)

de la lettre de saint Jacques (5,7-10)

3ème dimanche de l'Avent.

 

Frères, en attendant la venue du Seigneur, ayez de la patience. Voyez le cultivateur : il attend les produits précieux de la terre avec patience, jusqu'à ce qu'il ait fait la première et la dernière récolte.
Ayez de la patience vous aussi, et soyez fermes, car la venue du Seigneur est proche.
Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres, ainsi vous ne serez pas jugés. Voyez : le Juge est à notre porte.
Frères, prenez pour modèles d'endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.

 

Nos 3 repères : 1) Que dit le texte ?

2) Que me dit le Texte ?

3) Que vais-je dire au Seigneur dans la grâce du texte ?

 

1) Que dit le texte ? J'essaie de bien le comprendre. Je peux souligner quelques mots clefs.

La venue du Seigneur. "Avent" = venue, arrivée. Je suis en attente d'un "avènement". Bien sûr, je pense à Noël. L'apôtre Jacques, lui, pense surtout à la grande venue de Jésus à la fin des temps où tout sera rassemblé en Lui.

Mais je vais quand même penser à la venue du Christ en moi, autour de moi, dans notre monde, dès maintenant. Car ces venues quotidiennes sont des étapes vers la grande venue.

Patience. C'est le contraire du "tout, tout de suite !" La patience demande de "donner du temps au temps", selon la formule célèbre. Je vais être renvoyé au temps que je donne au Seigneur. Et aussi à la confiance, comme celle du cultivateur : il ne va pas tirer sur le blé pour qu'il pousse plus vite ; il fait confiance à son travail, aux éléments du terrain, à la durée.

- Et je vois aussi les mots fermes, endurance. Il me faut m'accrocher, savoir durer, tenir le coup sur la route.

- Encore une expression ne gémissez pas les uns contre les autres. Un appel à la fraternité, à la rencontre vraie de l'autre, à la solidarité ; autrement dit à la charité, à l'amour. Une patience dans ma vie d'amour avec les autres.

- Car le "Juge" est à ma porte ; pas le Juge qui punit, mais Celui qui "juge" bien, qui regarde bien, qui "estime" correctement ma situation ; et aussi qui la regarde avec bienveillance, avec miséricorde, car il n'est que Miséricorde.

Je regarde aussi les autres textes du jour. Dans la première lecture, du livre d'Isaïe, une annonce de fertilité, de lumière, de guérison, de libération, de bonheur. Et ces mots "Prenez courage, ne craignez pas". C'est le même message dans le psaume de notre messe, et dans l'Evangile du jour.

2) Que me dit le texte ? Je laisse au lecteur de ces mots le soin de réagir, de se demander comment concrètement ce texte peut s'incarner en sa vie actuelle. On peut, peut-être écrire un commentaire, écrire sa réflexion …

3) Que vais-je dire au Seigneur dans la grâce du texte ? On peut aussi écrire sa prière.

Paul C.

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