Paroisse Colomiers

Adieu Louis !

(Edito de l'Espace 85 du février 2019) Louis Duffort, prêtre à Colomiers durant 18 ans (1988-2006) nous a quittés en ce dernier jour du mois de Janvier, emporté par l’usure après une vie bien remplie et donnée. Il a marqué durablement la paroisse. Beaucoup de paroissiens ont été appelés par lui à des responsabilités. Il faisait confiance. Il était constructif, et pas seulement dans le domaine de l’Eglise. Les associations à but social que sont le Point Rencontre Chômeurs Précaires ou la Passerelle sont nées et ont grandi avec son soutien. Louis aimait la ville de Colomiers, son club de rugby et ses fameux ronds-points !  Aussi les carrefours par quartier (moments de partage) que la paroisse organise encore aujourd’hui, s’appelaient de son temps les ronds-points de Colomiers ! Il voulait une Eglise ouverte sur le monde, et les Lundi du 85, qui invitent chaque mois depuis 25 ans des personnes qui ouvrent des fenêtres et provoquent des débats, sont nés aussi sous son impulsion. L’amitié avec lui était durable, aussi nombreux sont les Columérins aujourd’hui dans la peine. Et aussi dans l’espérance parce qu’il a toujours orienté les regards de la foi vers la vie éternelle en Dieu.

Il n’est pas le seul à nous quitter en ce moment. Les trois équipes de funérailles de la paroisse n’ont pas chômé durant le mois de Janvier. Merci à elles pour leur dévouement. Les rencontres avec les familles sont belles et authentiques et les célébrations essaient de rendre compte de ce qui a été le meilleur dans la vie des personnes disparues et d’adoucir la peine des familles par des prières apaisantes. Parmi les personnes dont les obsèques ont été célébrées ce mois-ci, il y a des paroissiens fidèles comme Gérard, André, Thérèse…, d’autres qui sont moins connues le Dimanche. Des personnes âgées voire très âgées, dont les dernières années en maison de retraite étaient longues et douloureuses. D’autres moins âgées emportées par la maladie. De beaux témoignages sont lus parfois par des personnes de la famille. La densité d’une vie apparait alors, avec la force d’un mariage, le tragique d’une guerre, le bel accomplissement dans un métier ou dans l’éducation des enfants, la tendresse pour les petits-enfants, la passion pour la nature, le souci de rendre service dans le voisinage… Il y a parfois des zones d’ombre, des ruptures familiales, des blessures qui n’ont pas cicatrisé. La foi n’est pas la plus facile à exprimer pour les familles, ni pour l’assistance qui est souvent composée de personnes plutôt éloignées de l’Eglise. Mais il y a chez beaucoup le sentiment d’être des enfants de Dieu et la confiance ou l’espoir en un Dieu qui reprend nos vies pour les garder auprès de Lui.

Continuons, en Eglise, d’accompagner les familles en deuil mais aussi toutes les familles, d’être une fenêtre sur le ciel de Dieu pour nos contemporains. Et que Louis, là où il est, nous aide dans cette mission avec son humour et son amour de Dieu et des hommes. Merci à lui.

                    J-Christophe Cabanis

 

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