Mc 6, 7-13 15e dimanche du temps ordinaire B - 12 juillet 2015

Publié le par Père Charles de Llobet

Cette fois-ci çà y est, nous sommes bien en vacances, c’est le temps de la transhumance… J’en veux pour preuve tous ces encombrements des autoroutes ce W.E. ! Mais avant de mettre la valise dans le coffre de la voiture, il nous faut vérifier que l’on n’a rien oublié : du maillot de bain à la brosse à dent, du cahier de vacances du petit aux lunettes de soleil, la canne à pêche, le portable, le portefeuille, la carte bleu…Tout est prévu, rien oublié, parfait,… on part.
        Remarquez qu’on va revenir dans la demi-heure qui suit parce qu’on a oublié de couper le compteur ou de laisser en vue suffisamment de nourriture pour la voisine qui viendra soigner le chat. On peut espérer que la 2ème tentative de départ sera la bonne !
        Aujourd’hui  Jésus envoie les apôtres en mission, les consignes qu’il leur donne sont d’une implacable rigueur (Cà change de nos bagages de vacances !). Ne vous embarrassez pas, ne prenez rien qui pourrait alourdir ou freiner votre marche : NE PRENEZ RIEN « pas de pain, pas de sac, pas de pièce de monnaie, pas de tunique de rechange, RIEN, sinon un bâton au cas où on rencontrerait un chien quelque peu belliqueux, ou un serpent venimeux.
        Ces recommandations varient d’un évangile à l’autre. Matthieu, Marc, Luc ne retiennent pas les mêmes détails, ce qui veut dire qu’il ne faut pas les prendre au pied de la lettre. Cela relève sans doute des caractères personnels ou des conditions géographiques ou culturelles de chaque pays. Ce qui compte surtout, c’est l’attitude de disponibilité.
        Jésus veut nous faire toucher du doigt que le dépouillement nous permet de rencontrer les autres en vérité et en toute liberté. En n’ayant RIEN, nous pouvons mieux témoigner d’un Dieu gratuit, d’un Dieu qui s’offre et non d’un Dieu qui s’impose, se possède où même se mérite.
        Inviter à accueillir un tel Dieu, est-ce possible si l’on prétend sortir de son sac ou de sa valise des arguments irréfutables, des théories imparables ? Peut-on témoigner d’un Dieu qui se donne si l’on se présente riche de soi-même, infatué de sa vérité ?
        Il faut être pauvre, démuni, les mains vides, tout en étant écoutant et accueillant pour que Dieu se révèle, car Lui seul peut se dire.
        Petit détail inaperçu : Jésus appelle les apôtres, il les fais venir à lui : c’est le temps de la présence, de la convivialité, de l’amitié… Nous ne sommes pas les propagandistes d’une doctrine, d’une théologie ou d’une idéologie, nous sommes les témoins d’une personne Jésus-Christ ! Le seul bagage que nous pouvons emporter avec nous, c’est notre amitié avec Lui, voilà notre richesse !

Père Charles de Llobet

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