Paroisse Colomiers

Notre Dame de Paris

Le cœur en cendres, navré de douleur, le regard figé sur l'impensable, incrédules, impuissants, combien sommes-nous à dévorer des yeux l'affreux spectacle de cet anéantissement irrépressible ?

Au bout des nacelles suspendues, face au brasier monstrueux, les jets d'eau semblent dérisoires. S'effondrent une à une les poutres millénaires de l'immense vaisseau puis la flèche glorieuse de Notre-Dame de Paris. Jusqu'où ? Jusqu'où plongeons-nous dans le désastre ? Chants et prières, creusant le lourd silence d'angoisse de la foule amassée, d'élèvent dans la nuit, et bien au-delà, de par le monde, dans des millions de foyers frappés au cœur.  As-tu entendu, Marie, les supplications de tes enfants enfin rassemblés, unis dans le même désarroi, la même espérance d'un miracle ?

Je veux y croire. Je veux croire en ton action dans cette réussite courageuse, si disproportionnée, des soldats du feu ; dans ce sauvetage inespéré d'un maximum de trésors et l'absence de victimes ; dans cet élan inouï, généreux et planétaire pour la reconstruction de ta maison au si profond passé.

Mais aussi, en cette semaine sainte, où après la douleur, la nuit de la mort du Christ, nous commémorons sa résurrection dans la joie et l'espérance, cette agonie d'une cathédrale, sauvé de la mort, et promise, dans l'enthousiasme, à une renaissance vivante et créative, n'est-elle pas à recevoir comme un Signe à décrypter dans la foi ?

M. P. H

A l'image des calvities mais nous savons que la vie est là encore...Merci JLF pour cette photo

 

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