Paroisse Colomiers

Ph 4,4-7 Joie et paix en Christ

Lecture Priante de la 2ème lecture du 3ème dimanche de l'Avent (année C)

(Lectio Divina)

Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur :

comprendre ce texte, ce qu'il me dit, le prier, vivre dans sa grâce.

 

 Lettre de Saint Paul apôtre aux Philippiens (4,4-7)
Frères, soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie. Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu'on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.

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Joie et paix, les deux mots qui encadrent ce texte et lui donnent son sens : dans le Christ Jésus.

 

Dimanche dernier, l'apôtre Paul s'adressait ainsi à ses Philippiens, et à nous : Prière, joie et communion avec moi… jusqu'au jour où viendra le Christ Jésus. La joie, Paul nous y invite à nouveau : Soyez toujours dans la joie… Le Seigneur est proche. Paul caractérise l'expression de cette joie par le mot bienveillance, ou selon d'autres traductions, douceur, bonté, modération. Ces variantes aident à comprendre ce que recommande Paul et à m'interroger et prier. Est-ce que je me reconnais interrogé par ces mots qui expriment le commandement de l'amour envers tous les hommes ?

 

Le Seigneur est proche. Les premiers chrétiens avaient une espérance solide en un retour du Christ dans un avenir prochain. Mais que veut dire aujourd'hui ce "Seigneur proche" ? A la fin des temps, certes. Mais aussi, et surtout peut-être, un Seigneur tout proche de moi, dans ma vie et dans celle de toute personne, dans le parcours annuel de la liturgie, à Noël, etc.

 

La proximité du Seigneur a une conséquence : Ne soyez inquiets de rien. Ces paroles, on les entend dans l'Evangile de Mathieu, et ailleurs : "Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, etc." Paul recommande, plutôt que l'inquiétude, la prière en toute circonstance, c'est-à-dire constamment, quelque soit le moment, les motifs, ce qui nous arrive, les événements, les aléas de la vie, etc. Suppliez, demandez, mais en rendant grâce, en remerciant, en louant gratuitement le Seigneur, en le contemplant, en l'adorant, car le Seigneur est proche.

 

Le fruit de cette attitude ? La paix de Dieu, une paix au-delà de tout ce qu'on peut penser ou imaginer. Paul dans ses lettres (ici, il écrit d'une prison) fait souvent état de cette paix qui l'habite et qu'il souhaite à ses correspondants, une sérénité intérieure, une harmonie venant de Dieu, une confiance calme et totale en Dieu. "Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes que Dieu aime" vont chanter les anges dans la nuit de Noël (Luc 2,14). Le Seigneur me propose joie et paix et c'est une base solide, car c'est dans le Christ Jésus, ce "En Christ" si fréquent chez Paul. "La paix du Christ", le salut que nous pouvons échanger à la messe…

 

Dans ma prière, je peux aussi méditer les autres textes de la messe, une messe de joie… La première lecture : Pousse des cris de joie, fille de Sion ! ... Ne crains pas, Sion !... Le Seigneur ton Dieu est en toi... Dans le psaume : Exultant de joie, vous puiserez les eaux aux sources du salut... L’Évangile  donne des exemples concrets de mise en œuvre d'actions de paix et de joie, par la bouche de Jean-Baptiste : partage, justice, esprit de non violence... Pour moi, quoi ?

Paul C.

Merci à l'auteur de cette photo

 

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