Paroisse Colomiers

Propos de rue pendant le confinement  - Témoignage

« Oh, bonjour, que faites-vous là ? »  Voilà ce que j'entends alors que je me trouve devant la vitrine d'un petit magasin exotique.

En fait, une dame que je connais vient d'acheter deux patates douces et une petite racine de gingembre. Quelle joie de nous rencontrer dans la rue pendant ce confinement ! Puis, l'une avec l'autre, on marche ensemble toujours le masque bien "collé" au nez. Nous sommes contents de nous retrouver. Les échanges partent dans tous les sens, avec bonne humeur. Tout d'un coup, l'une parmi nous veut savoir que font les prêtres en dehors des obsèques pendant ce temps-ci, puisqu’il n’y a plus de messes. La réponse qui vient : ils donnent la communion à ceux qui le souhaitent et sur rendez-vous chez les gens. Cette réponse nous plonge toutes les deux dans un grand silence... Puis, toujours la même dit qu'elle avait discuté déjà avec le curé juste avant le confinement.

Sillonner le territoire de la paroisse pour donner la communion aux paroissiens bien portants physiquement n'est pas une chose banale pour moi. Est-ce qu'en étant un simple paroissien, je me rends compte de la place importante, essentielle, de cette nourriture, le Corps du Christ pour ma vie ? Est-ce que je coche la case « déplacements pour motif familial impérieux » dans l'attestation de déplacement dérogatoire chaque fois pour aller prier à l'église ? Mais, vous savez bien qu'en ce temps de confinement, vous pouvez toujours  continuer à communier au corps du Christ en offrant des biens de première nécessité au frère, à la sœur, aussi bien le migrant, l’étranger, le prisonnier, au tout-petit en qui Dieu est présent. Pourtant, comme il y a une occasion qui se présente au sein de notre paroisse : recevoir le corps du Christ par nos prêtres, profitons-en le mieux possible. Voilà comment je vois la chose. 

Une simple paroissienne

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article