Paroisse Colomiers

Psaume 137(138) Seigneur, éternel est ton amour : n'arrête pas l’œuvre de tes mains.

Lecture Priante du psaume du 2Ième dimanche ordinaire A

(Lectio Divina)
Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur.
1. Que dit ce texte ? 2. Que me dit ce texte ? 3. Que vais-dire au Seigneur ? 4. Vivre dans la grâce du texte

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Psaume 137 (138)
01. De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche. Je te chante en présence des anges,
02. vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité, car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
03. Le jour où tu répondis à mon appel, tu fis grandir en mon âme la force.

06. Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ; de loin, il reconnaît l'orgueilleux.
08. [Le Seigneur fait tout pour moi !]  Seigneur, éternel est ton amour : n'arrête pas l’œuvre de tes mains.

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Huit versets dans ce psaume. La majorité exalte la grandeur de Dieu, sa transcendance. Le priant est en adoration. Seigneur, je te rends grâce... Vers ton temple sacré, je me prosterne. Le priant est là-haut, en présence des anges. Il insiste : au-dessus de tout, ton nom et ta parole. Le ''nom'', c'est la personne même de Dieu. Le priant, tout le peuple d’Israël.

 

Mais, en même temps, le mot''amour'' au verset 2, repris au verset 8. En hébreu, le ''hessed'', ce sentiment qui prend aux entrailles, qui veut exprimer le cœur même de Dieu, un amour paternel et maternel. Dieu est le ''Très-Haut'', mais il est aussi le ''très bas'', le ''très proche''. L'infiniment grand est attentif à l'infiniment petit que nous sommes. Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble

 

Jésus Christ va incarner cette grandeur de Dieu et sa proximité . Le prologue de l'évangile de Jean : Au commencement était le Verbe (la Parole), et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu... Et le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous. Depuis toujours, Jésus est. Et il est ''descendu'' dans notre chair. St Paul va le dire d'une façon magistrale dans sa lettre aux Philippiens (chap. 2) :  ayant la condition de Dieu (le Christ) ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il  s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. On a donné le nom de ''kénose'' à ce chemin du Christ, d'un mot grec signifiant ''vider'' ; Le Christ s'est ''vidé'' de sa situation de Dieu, il est descendu de sa hauteur de Dieu.

 

La Vierge Marie chante la grandeur de Dieu et sa descente en elle : Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! … Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. C'est comme un écho du v.6 d u psaume : Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ; de loin, il reconnaît l'orgueilleux.

 

Jésus ouvre parfois une fenêtre sur sa grandeur, sa Toute Puissance divine. Ainsi dans le récit des noces de Cana. Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. (Jean 2,11). Les ''signes'', et pas le mot ''miracle''.  Un signe est une ouverture à quelque chose.... A ''Cana de Galilée'', en territoire mi-juif et mi-païen ; ouverture à l'universel. ''Sa gloire'', une autre nom de Dieu.

 

La Transfiguration où Jésus laisse entrevoir sa présence au sein même de Dieu, cachée pour le moment dans l'attente de sa Passion-Résurrection et Pentecôte.

 

Il faudrait aussi regarder les ''Je suis'' de l'évangile de Jean, en particulier les ''Je suis'' sans attributs (comme Je suis la vigne) mais les ''Je suis'' sans attributs, seuls. En particulier, lors de l'arrestation de Jésus  (18,4s.)

Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit : ''Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : ''Jésus le Nazaréen'' Il leur dit : ''C’est moi, je le suis.''....  ils reculèrent, et ils tombèrent à terre. C'est la traduction de la bible pour la liturgie. Selon le texte originel grec, il  faudrait traduire par ''Je suis''', qui est le nom même de ''Yahvé''. Si les gardes tombent à terre, c'est qu'ils ont compris que Jésus se présente comme étant Dieu.

 

Éternel est ton amour... Je ne sais pas si je t'aime, Seigneur. Mais il y a une chose dont je suis sûr, Toi, tu m'aimes. Et cet amour, le Tien, est éternel... même si le ,mien est volage, passager, infidèle. Toi, quand c'est donné, c'est donné. Quand c'est promis, c'est promis. Je te rends grâce pour ta parole. (Auteur inconnu)

Paul C.
 

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