Paroisse Colomiers

Ps 145 (146) : Viens, Seigneur, et sauve-nous !

Lecture Priante du psaume du 3ème dimanche de l'Avent année A
(Lectio Divina)
Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur.
1. Que dit ce texte ? 2. Que me dit ce texte ? 3. Que vais-dire au Seigneur ? 4. Vivre dans la grâce du texte

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Psaume 145 (146)
Le Seigneur fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain ;
le Seigneur délie les enchaînés.
Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés,
le Seigneur aime les justes,
le Seigneur protège l'étranger. Il soutient la veuve et l'orphelin,
il égare les pas du méchant.
D'âge en âge, le Seigneur régnera : ton Dieu, ô Sion, pour toujours !

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1. Le texte. Dans le psautier, ce psaume ouvre un cahier des 6 derniers psaumes, le "dernier Hallel", parce que chacun commence et finit  par "Hallélouia", louez Yahvé. La liturgie aujourd'hui nous propose la fin du premier des ces psaumes, qui tous chantent l’œuvre de Dieu dans différents domaines. En ce dimanche en lien avec la lecture du prophète Isaïe : la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va nous sauver. Alors se dessilleront les yeux des aveugles... Et le prophète énumère le salut de Dieu sur les sourds, les boiteux, le muet. Comme dimanche dernier, Dieu nous est présenté comme le sauveur des opprimés, des affamés, des enchaînés, des aveugles, des accablés, des justes, de l'étranger, de la veuve, de l'orphelin. Le priant multiplie les verbes pour rendre compte des interventions de Dieu en faveur de gens plongés dans les multiples formes de la pauvreté, de l’oppression et de la misère humaine. Toute la catégorie sociale du retour d'exil qui, dirions-nous aujourd’hui, est en grande précarité. Tout le malheur du monde touche Dieu.
 
2. Moi. Jésus s'est nourri des Écritures, en particulier du Psautier, en famille et dans la synagogue de Nazareth. Aucune difficulté pour mettre ce psaume dans la bouche de Jésus. On croirait entendre l’Évangile. Jésus s'est mis délibérément du côté des pauvres, de la crèche à la croix, en s’appuyant uniquement sur son Père. 0n peut dire que, en se référant à notre psaume, beaucoup de miracles évangéliques en sont l'accomplissement : multiplication des pains pour les affamés, ouverture des yeux des aveugles, délivrance de ceux qui étaient prisonniers de leurs péchés... Dans la salle du festin messianique, ce sont les pauvres, les estropiés, les courbés, les aveugles qui sont les premiers invités. Protéger, garder, guérir, relever, soutenir... ces fonctions de Dieu, Il les a confiées à l’homme, à moi. Derrière les mots de ce psaume, tout l'engagement du chrétien pour la promotion, pour le développement, pour le service, personnel et collectif de la société. Or, saint Paul me rappelle : Vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps. (1Cor 12, 27). J'ai à me questionner sur ma part de membre du corps du Christ...
 
3. Moi et le Seigneur. Ma prière. Seigneur Jésus, tu rends justice... tu nourris... tu délies... tu ouvres... tu redresses... tu aimes les justes... tu protèges l'étranger... tu soutiens... tu écartes le "méchant"... J'ai ma part à prendre à ton œuvre de salut. Que ton Esprit m’éclaire, me soutienne et me guide pour trouver cette part et pour la réaliser. D'âge en âge, Seigneur tu régneras : Que ta volonté soit faite sur la terre, dans les groupes humains dont je fais partie.
 
4. Vivre dans la grâce du texte.
La Vierge Marie a vécu dans la grâce de ce psaume et dans la grâce des enseignements et des actions de son fils Jésus.
 
Ô Marie, donne-nous des cœurs attentifs, humbles et doux pour accueillir avec tendresse et compassion tous les pauvres que tu envoies vers nous. Donne-nous des cœurs pleins de miséricorde pour les aimer et les servir, éteindre toute discorde, et voir en nos frères souffrants et brisés l'humble présence de Jésus vivant.
(Prière de l'Arche).
Paul C.

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