Paroisse Colomiers

Psaume 65(66) Terre entière, acclame Dieu, chante le Seigneur !

Lecture Priante du psaume du 6ème dimanche de Pâques A
(Lectio Divina)
Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur.
1. Que dit ce texte ? 2. Que me dit ce texte ? 3. Que vais-dire au Seigneur ? 4. Vivre dans la grâce du texte.
Psaume 65(66)
01. Acclamez Dieu, toute la terre ;
02. fêtez la gloire de son nom, glorifiez-le en célébrant sa louange.
03. Dites à Dieu : "Que tes actions sont redoutables ! […]
04. Toute la terre se prosterne devant toi, elle chante pour toi, elle chante pour ton nom."
05.Venez et voyez les hauts faits de Dieu, ses exploits redoutables pour les fils des hommes.
06. Il changea la mer en terre ferme : ils passèrent le fleuve à pied sec. De là, cette joie qu'il nous donne.
07. Il règne à jamais par sa puissance. [...]
16. Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu : je vous dirai ce qu'il a fait pour mon âme ;
20. Béni soit Dieu qui n'a pas écarté ma prière, ni détourné de moi son amour !

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Comme dans beaucoup de psaumes d'Action de Grâce, c'est une prière d'abord "collective". Le titre en latin de ce psaume "Psaume de la Résurrection". Israël se souvient des merveilles de l'Exode, en particulier "le passage à travers l'eau", la Pâque de la Mer Rouge pour la sortie d’Égypte avec Moïse et celle du Jourdain pour l'entrée en Terre Promise avec Josué. En mémoire de ce haut fait pour lui, Israël invite toute la terre à "acclamer" Dieu, à "célébrer sa louange". On insiste au verset 4 : Toute la terre va "se prosterner" devant les hauts faits de Dieu. Israël se reconnaît dépositaire d'une mission universelle. Israël, c'est l’Église du Messie, d'une Pâque nouvelle. Ce sont les premiers apôtres qui sillonnent le bassin méditerranéen pour annoncer l’Évangile... C'est le pape François dans sa mission universelle...Etc. Et moi ? 

 

Mais la prière est aussi "individuelle"(versets 16 et 20). Les actes "libérateurs" que Dieu a faits dans l’histoire d’Israël sont "significatifs" de toutes les situations d'éprouvantes, même individuelles, où Dieu est toujours le même, celui qui délivre. Qu’est-ce que le Seigneur a fait de délivrance pour moi ? Quelle(s) joie(s) le Seigneur m’a-t-Il donnée(s) ?

 

Pourtant, on a toujours accusé Dieu de tous les maux ? Qu'ai-je fait au bon Dieu ! Si Dieu existe vraiment, comment expliquer tous les malheurs du monde ?  Les cris qui montent, aujourd'hui comme par le passé, de partout. Les cris de ceux qui ont faim, qui sont opprimés, persécutés, bafoués, avilis, sans espoirs, malades, âgés, agonisants...  Où est Dieu ?

 

Un début de réponse dans le verset 10 (non liturgique ce dimanche) : C'est toi, Dieu, qui nous as éprouvés, affinés comme on affine un métal. Dieu n'est pas l'auteur de la souffrance, mais il la combat à l'intérieur de chacun de nous. Il nous y accompagne, il souffre avec nous. Une souffrance personnelle, une épidémie, un malheur... peuvent être purificateurs ? Ça ne veut pas  dire que nous devons chercher la souffrance. Nous devons la combattre. Nous devons demander à Dieu de nous en délivrer. Que Dieu arrête cette tragédie  (c'est la prière du Pape François ce jeudi 10 mai à sainte Marthe, (s'unissant au Haut Comité pour la Fraternité humaine) qu'il arrête cette pandémie. Que Dieu ait pitié de nous et qu'il arrête aussi les autres pandémies qui sont si mauvaises : celle de la faim, celle de la guerre, celle des enfants sans éducation. Et c'est ce que nous demandons en tant que frères et sœurs, tous ensemble. Que Dieu nous bénisse tous et ait pitié de nous.

 

Mais avec la confiance en lui. Au jardin des oliviers, Jésus a supplié son Père de le délivrer, puis il a ajouté : Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. Et cette parole de Jésus dans l'Évangile de la messe de mercredi dernier : Tout sarment qui produit du fruit, mon Père l'émonde, pour qu'il en porte davantage encore" (Jn 15,2). Le Christ poursuit sa Pâque. Moi, j'y prends la part qui me revient. Concrètement, cela veut dire quoi en moi ? Au milieu de ce monde, serais-je par hasard de ceux qui n'ont aucune épreuve personnelle ? Quand est-ce que le Seigneur n’a pas écarté ma prière ? C'est le dernier verset du psaume, qui lui donne son sens véritable. Je n'ai pas trop de toutes les eucharisties, que je puisse y être présents, physiquement ou spirituellement, pour dire à Dieu qu'il n'a pas détourné de moi son amour.

 

La Pentecôte approche. Avec les apôtres qui attendent leur "déconfinement" : Roi céleste, Consolateur, Esprit de vérité, Toi qui es partout présent et qui remplis tout, Trésor de grâces et Donateur de vie, Viens et demeure en nous, Purifie-nous de toute souillure, Et sauve nos âmes, Toi qui es bonté. (prière de la liturgie orthodoxe)

Paul C.

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