Rm 5,12-19 - 1er dimanche du Carême 2017 - Il n'en va pas du don gratuit comme de la faute

Publié le par Paul C.

Lecture Priante de la 2ème lecture du 1er dimanche du carême année A
Lectio Divina
Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur :
comprendre ce texte, ce qu'il me dit, le prier, vivre dans sa grâce.
Lettre de saint Paul apôtre aux Romains (5,12-19)
Nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché.
[Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde, mais le péché ne peut être imputé à personne tant qu’il n’y a pas de loi. Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse, la mort a établi son règne, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam. Or, Adam préfigure celui qui devait venir. Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ. Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul, n’ont pas la même mesure non plus : d’une part, en effet, pour la faute d’un seul, le jugement a conduit à la condamnation ; d’autre part, pour une multitude de fautes, le don gratuit de Dieu conduit à la justification.]
Si, en effet, à cause d’un seul homme, par la faute d’un seul, la mort a établi son règne, combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul, régneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en abondance le don de la grâce qui les rend justes. Bref, de même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie. En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste.
 

- Deux personnages, deux "Adam"... Un premier, dès avant la Loi de Moïse, c'est-à-dire depuis toujours et un autre, Jésus-Christ.

- Le premier Adam, en hébreu le terreux, le poussiéreux. C'est une personne fragile, symbolique de l'homme en général, c'est tout simplement l'homme, monsieur Homme, tout homme, moi. "Chacun est Adam pour soi", dit un vieux texte apocryphe. C'est moi marqué par le péché et par la mort, blessé dans la liberté que Dieu m'a donnée. Dans le premier texte de ce jour pris dans le livre de la Genèse, le 2ème récit imagé de la création, l'Adam, c'est moi attiré par le désir de me suffire à moi tout seul, pour être mon propre dieu (pour être comme Dieu, dit le tentateur). Et ça ne me conduit pas à la vie, mais à la mort, à du rien, à une impasse.

- Un second Adam, le Christ. Adam préfigure celui qui devait venir. Jésus est le "Nouvel Adam", l'Adam renouvelé, l'Homme Nouveau par rapport à l'Adam ancien, que Paul nommera ailleurs le "vieil homme". Le Christ est don gratuit de Dieu (4 mentions du don), grâce de Dieu répandue en abondance. Une phrase clef : il n’en va pas du don gratuit comme de la faute. Une autre phrase non citée ici, à la suite immédiate de notre extrait : là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé. La répétition 12 fois de un seul, tantôt pour l'Adam, l'homme que je suis, et tantôt pour le Nouvel Adam, Jésus... L'insistance sur le Christ qui le seul apporte la justification, gratuitement... Justification, je suis lié au péché de par ma nature "adamique" humaine et fragile. Mais je peux être "ajusté" à la nature humaine et divine, "christique", ajusté au Christ qui, lui, est intimement ajusté à son Père dans l'Esprit. Et c'est infiniment grandiose, par une grâce dont l'abondance est extrême.

- C'est un combat pour moi, pour ma liberté. Le Christ a connu le combat de la tentation, c'est l'Evangile de ce jour. Il a connu le désir de se suffire à lui-même pour accomplir sa mission, d'être son propre dieu. Ma prière sera nourrie par les mots de l'apôtre Paul, des mots qui m'apparaissent compliqués en première et rapide lecture, mais que je vais me répéter plusieurs fois.

Mon Seigneur Jésus, donne-moi un carême qui me fera renouveler ma nature humaine "adamique", pécheresse et faible, pour l'ajuster à ta nature "christique" de Sauveur. Donne-moi de bien ajuster les deux bouts de ce que je suis en Adam et en Toi. Toi, tu es intimement homme ajusté parfaitement en Dieu.

Paul C.

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