Paroisse Colomiers

Rm 8, 14-17 Dieu Trinité, une affaire de famille

Lecture Priante de la 2ème lecture du dimanche de la Sainte Trinité année B

(Lectio Divina)

Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur :

comprendre ce texte, ce qu'il me dit, le prier, vivre dans sa grâce.

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Lettre de Paul apôtre aux Romains (8,14-17)
Frères,  tous ceux qui se laissent conduire par l'Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions "Abba !" c’est-à-dire : Père ! C'est donc l'Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si du moins nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire.

 

En Lectio Divina, Lecture Priante, après prière à l'Esprit, lire et relire, et souvent repérer des mots ou des expressions et noter les plus marquants. Du côté de Dieu : Esprit, Père, Christ. De notre côté : fils de Dieu, enfants de Dieu, héritiers de Dieu. Nous sommes dans une famille ! La Sainte Trinité et nous avec, nous sommes en famille… Il est très difficile de dire Dieu-Trinité et les premiers conciles l'ont fait avec les mots de leur temps. Aujourd'hui, le mot "famille", pourquoi pas, surtout dans le cadre d'une prière ? Je ne suis pas seul, je suis inséré en Dieu, membre de la famille divine.

 

Se laisser conduire par l'Esprit. Dimanche de la Pentecôte, dans une autre lettre, Paul écrivait ceci : Marchez sous la conduite de l'Esprit Saint. La vie chrétienne est une conduite, une marche qui a son GPS, sa boussole, son guidage, dans la personne de l'Esprit Saint. C'est par l'Esprit que nous entrons dans la famille trinitaire, que nous sommes fils de Dieu, enfants de Dieu, héritiers de Dieu. Paul utilise un terme rare dans le langage de ses lettres (deux fois), Abba (une seule fois dans les évangiles en Marc 14,36). Abba, un mot araméen dont le sens est à mi-chemin entre père et papa. C'est l'Esprit qui me fait regarder Dieu comme un "père-papa", très affectueusement, très tendrement, très filialement.

 

Paul oppose à fils une autre situation, celle d'esclave. Dans la famille gréco-romaine, seuls les fils sont pleinement héritiers, les esclaves ne sont que du bétail. Alors, je vais peut-être me poser quelques questions sur mon attitude envers Dieu. Attitude de fils ou attitude d'esclave ? Le fils est dans la confiance, l'esclave est dans la peur de mal faire. Des moments d'abandon à Dieu… D'autres de peur de Dieu… Quelle est mon image de Dieu ? Est-ce que je traîne encore de vieux clichés du Dieu de l'Ancien Testament, qui sont faux dans une lecture attentive de la bible. Car Dieu y est présenté comme ayant des entrailles de père et de mère : Une femme oublie-t-elle son petit enfant, le fils de ses entrailles ? Même si les femmes oubliaient, moi je ne t'oublierais pas. (Isaïe 49,15). Et la parabole du retour de l'enfant prodigue qui met en scène un Dieu Père qui attend avec patience et qui accueille avec tendresse et miséricorde.

 

Héritiers avec le Christ, Co-héritiers. Vraiment participants de la filiation du Christ en son Père. Mais pourquoi cette mise en garde de Paul sur la nécessité de souffrir avec lui ? Parce que la vie en Christ est un combat, en particulier entre une mentalité de fils et une mentalité d'esclave. Jésus est entré dans la gloire parce qu'il a accepté filialement le chemin de salut proposé par son Père. Il n'a pas accepté mécaniquement, ou dans la crainte de déplaire, ou pour je ne sais quelle raison. Il s'est abandonné à son "Abba", à son Père. Je vis ma filiation divine, mais comment ? Théoriquement ? Réellement ? De quelle façon ? Je demande à l'Esprit de m'éclairer.

 

Arrivé à ce point de ma lecture de prière, je vais encore lire et relire. Et cela va être une contemplation de la Parole, une action de grâce, une intercession, des demandes… Je suis membre de la famille de Dieu ! "Gloire au Père par le Fils dans l'Esprit", prient les chrétiens d'orient. Je vais reprendre conscience de la valeur du signe de croix : Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

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