Rm 8,18-23 La création en travail d'enfantement

Publié le par Paul C.

Lecture Priante de la 2ème lecture du 15me dimanche ordinaire année A
Lectio Divina
Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur :
comprendre ce texte, ce qu'il me dit, le prier, vivre dans sa grâce.

 

 

Lettre de saint Paul aux Romains (8,18-23)
Frères, j’estime qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous. En effet la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu. Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps.
 

 

- Dans le verset qui précède l'extrait de notre lecture : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si du moins nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire. Notre texte ajoute qu'il n'y a aucune comparaison possible entre ces souffrances actuelles avec le Christ et la gloire avec lui, qui va nous être donnée, révélée. La gloire, d'après la racine hébraïque évoquant un poids, n'est pas déterminée par la réputation ou par la renommée ; c'est la densité intérieure d'une personne, le poids de sa présence et de ses actions. La gloire, c'est bien évidemment tout d'abord Dieu, Dieu dans tout son poids, dans toute sa consistance divine, dans tout son être. C'est donc aussi Jésus Christ, dans sa divinité et son humanité de Sauveur.
 
- La création attend cette gloire-là, elle reçoit sa part dans le Salut. Pour le moment, elle est dans un esclavage de souffrance, de dégradation, d'atteintes diverses, au pouvoir du néant. Elle est marquée par le péché de l'homme. Car celui qui l'a livrée à ce pouvoir, c'est Adam, c'est-à-dire l'homme en général (c'est le sens du mot "Adam"), tout humain qui abime la création au lieu de la conserver et de la développer. La création, c'est tout l'univers, le cosmos, la nature, tout notre environnement. Cet univers, confié à l'homme par Dieu, sera libéré (la liberté de la gloire) et entrera dans la gloire de Dieu en Jésus Christ. Sa situation actuelle est comme en douleur d'accouchement, en travail d'enfantement, de naissance, donc d'espérance de vie.
 
- Nous aussi. Dans l'Esprit Saint, nous gémissons d'enfantement de Dieu en nous et dans le monde, d'enfantement de fils adoptés par le Père en Jésus. Nous possédons les prémices de l'Esprit disent les traductions plus littérales. Les "prémices", le début d'une récolte ou d'une famille, le germe de tout ce qui va suivre. Création et nous, ensemble, liés mystérieusement, comme dans un accouchement commun dans la paternité de Dieu, en Jésus-Christ, par l'Esprit.
 
- A moi, que dit le texte ? Beaucoup de réflexions possibles. Un message "écologique" pour moi... Mon attitude face à l'univers concret dans lequel je me trouve... J'abime la création ou je l'oriente vers l'humain... J'en suis le gardien ou l'exploiteur... L'enseignement de l'Eglise à ce sujet. La Lettre encyclique Laudato si' du Pape François sur la sauvegarde de ce qu'il appelle la "maison commune" (24 mai 2015)...
 
- Que vais dire au Seigneur ? Je me laisse porter par ce qui surgit en moi, en demandant la lumière de l'Esprit Saint… Le psaume du jour (Ps. 64) est une magnifique prière au Dieu créateur. La première lecture (Isaïe 55,10-11) et l'Evangile (Mathieu 13,1-23) peuvent me faire méditer sur la fécondité de la Parole de Dieu, à partir d'images sur le travail de la terre, sur les semailles.
Paul C.
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